L’énicépatide (CT-388, RO7795068) est le double agoniste expérimental des récepteurs du GLP-1 et du GIP à administration hebdomadaire développé par Roche, conçu pour transmettre un signal « biaisé » qui maintient ses récepteurs à la surface cellulaire. Dans un essai de phase 2 de 48 semaines, la dose de 24 mg a produit une perte de poids moyenne de 22,7 % contre 0,2 % sous placebo, sans atteindre de plateau. Les essais de phase 3 ont débuté en mars 2026 et la molécule n’est approuvée dans aucun pays.
Le fait le plus important : l’énicépatide est un médicament expérimental disponible uniquement dans le cadre des essais cliniques de Roche. Au 7 novembre 2026, deux essais pivots dans l’obésité (ENITH-1 et ENITH-2) recrutent des participants, avec une fin principale estimée en juillet et août 2028. Roche a également enregistré un essai de comparaison directe face au tirzépatide dans le diabète ainsi qu’un essai sur les événements cardiovasculaires. Aucune donnée de composition corporelle n’a été publiée. Roche mentionne elle-même la préservation musculaire parmi les besoins non couverts dans la prise en charge de l’obésité.
Cette page résume les informations issues des études publiées, des présentations de l’entreprise et des registres d’essais cliniques. Elle est fournie à titre purement informatif et ne constitue pas un avis médical.
| Propriété | Détail |
|---|---|
| Classe thérapeutique | Double agoniste des récepteurs du GLP-1 et du GIP ; peptide à biais de signalisation vers l’AMPc |
| Codes | CT-388 (Carmot Therapeutics) ; RO7795068 et RG6640 (Roche) |
| Développeur | Roche, via l’acquisition de Carmot Therapeutics (annoncée le 4 décembre 2023) |
| Voie d’administration | Injection sous-cutanée une fois par semaine |
| Doses étudiées | 0,5–7,5 mg en doses uniques et 5–12 mg par semaine (phase 1) ; 4–24 mg par semaine (phase 2) |
| Demi-vie | Compatible avec une prise hebdomadaire ; aucune valeur numérique chez l’humain n’est précisée dans les sources accessibles |
| Statut (7 novembre 2026) | Phase 3 (programme ENITH) ; non approuvé ; aucune demande d’autorisation déposée |
| Statut AMA | Non mentionné nommément sur la Liste 2026 ; non approuvé, il relève donc de la catégorie S0 (substances non approuvées) |
Qu’est-ce que c’est
L’énicépatide est un peptide unique qui active deux récepteurs d’incrétines, le GLP-1 et le GIP. C’est la même paire de récepteurs que ciblent le tirzépatide, le ribupatide et le VK2735. Il s’agissait du candidat principal de Carmot Therapeutics, une société de biotechnologie californienne. Roche a conclu le rachat de Carmot pour 2,7 milliards de dollars en numéraire, auxquels s’ajoutent jusqu’à 400 millions de dollars de paiements d’étape. L’accord comprenait également l’agoniste oral du GLP-1 CT-996 et le composé injectable CT-868 (Roche, décembre 2023).
Biais de signalisation
Lorsqu’une hormone active un récepteur, celui-ci peut transmettre des signaux par plusieurs voies à l’intérieur de la cellule. Deux d’entre elles comptent particulièrement ici :
- La signalisation par l’AMPc commande les effets sur l’insuline et l’appétit.
- Le recrutement de la bêta-arrestine favorise l’entrée du récepteur à l’intérieur de la cellule (internalisation), ce qui peut atténuer la réponse au fil du temps.
L’énicépatide a été conçu pour déclencher la signalisation par l’AMPc sur les deux récepteurs avec un recrutement minimal de la bêta-arrestine. Dans des tests cellulaires, il a activé les récepteurs du GLP-1 et du GIP avec une internalisation minimale des récepteurs par rapport aux hormones naturelles (Chakravarthy et al., Mol Metab 2026). L’hypothèse est que les récepteurs maintenus à la surface cellulaire continuent de répondre, ce qui prolongerait la perte de poids. Il s’agit d’un argument de laboratoire : aucun essai clinique n’a démontré que l’énicépatide surpasse un médicament non biaisé comme le tirzépatide.
Comparaison avec les médicaments apparentés
| Médicament | Récepteurs | Statut (novembre 2026) | Page de la bibliothèque |
|---|---|---|---|
| Tirzépatide | GIP et GLP-1 | Approuvé | Tirzépatide |
| Énicépatide | GIP et GLP-1, à signalisation biaisée | Phase 3 | Cette page |
| Ribupatide | GIP et GLP-1 | En cours d’examen en Chine | Ribupatide |
| VK2735 | GIP et GLP-1 | Phase 3 | VK2735 |
| Pétrélintide | Amyline (molécule partenaire dans les essais combinés de Roche) | Phase 2–3 | Pétrélintide |
| Sémaglutide | GLP-1 | Approuvé | Sémaglutide |
Pharmacocinétique
L’étude de phase 1 (NCT04838405) a administré des doses uniques de 0,5–7,5 mg ou quatre doses hebdomadaires de 5–12 mg à des adultes par ailleurs en bonne santé présentant un surpoids ou une obésité. Les auteurs ont indiqué que le profil pharmacocinétique permettait une administration hebdomadaire et restait cohérent entre la souris, le singe et l’être humain. La variation moyenne du poids au jour 29 allait de −4,7 % à −8,0 % selon les doses contre −0,5 % sous placebo, et le contrôle glycémique s’est amélioré à jeun ainsi que lors d’un test de tolérance au glucose (Chakravarthy et al., Mol Metab 2026). Aucune demi-vie chiffrée n’est mentionnée dans le résumé publié.
Statut réglementaire
Statut vérifié le 7 novembre 2026 à partir de ClinicalTrials.gov et des communiqués de Roche :
- Non approuvé, aucun dossier déposé. Aucune autorité réglementaire n’a reçu de demande d’autorisation. La présentation semestrielle de Roche de juillet 2026 classe l’énicépatide parmi les nouvelles molécules en route vers une soumission réglementaire (présentation HY 2026 de Roche). Les résultats des essais pivots ne sont pas attendus avant 2028.
- Essais de phase 3 et de stade avancé :
| Essai | Numéro NCT | Schéma | Effectif prévu | Statut et dates clés |
|---|---|---|---|---|
| ENITH-1 | NCT07351045 | Obésité ou surpoids sans diabète de type 2 vs placebo | 2 000 | Recrutement en cours ; débuté le 16 mars 2026 ; fin principale est. le 24 juillet 2028 |
| ENITH-2 | NCT07351058 | Obésité ou surpoids avec diabète de type 2 vs placebo | 1 600 | Recrutement en cours ; débuté le 23 mars 2026 ; est. le 7 août 2028 |
| Phase 3 en Chine | NCT07670416 | Adultes chinois, avec ou sans diabète de type 2 | 300 | Recrutement en cours ; débuté le 3 juillet 2026 ; est. le 24 février 2028 |
| ENI-SPIRE-2 | NCT07889648 | En ouvert, vs tirzépatide, diabète de type 2 sous antidiabétiques oraux ; HbA1c à la semaine 72 | 948 | Recrutement non commencé ; début prévu en décembre 2026 |
| Enith-MACE | NCT07918846 | Événements cardiovasculaires (MACE à 5 composantes) en cas de surpoids ou d’obésité avec cardiopathie | 8 200 | Recrutement non commencé ; début prévu en janvier 2027 |
| ZYNERGY (phase 2) | NCT07589686 | Recherche de dose avec l’analogue de l’amyline pétrélintide | 486 | Recrutement non commencé ; début prévu le 30 novembre 2026 |
ENI-SPIRE-2 est le premier essai enregistré comparant directement l’énicépatide au tirzépatide. Comme il mesure la glycémie dans le diabète plutôt que la perte de poids dans l’obésité, il ne permettra pas de trancher lequel des deux médicaments entraîne la plus forte perte de poids.
Ce que montre la recherche
Obésité sans diabète (CT388-103, phase 2)
Cet essai en double aveugle de 48 semaines (NCT06525935) a randomisé 469 adultes souffrant d’obésité, ou de surpoids avec au moins une affection liée au poids, sans diabète de type 2. Les participants ont reçu soit un placebo, soit l’une des cinq cohortes d’escalade de dose allant jusqu’à 24 mg par semaine (Roche, janvier 2026). Les résultats complets ont été présentés au congrès de l’American Diabetes Association en juin 2026 (présentation investisseurs de Roche à l’ADA 2026) :
| Dose cible | Variation du poids à 48 semaines (estimande d’efficacité) | Différence ajustée par rapport au placebo (estimande de schéma thérapeutique) |
|---|---|---|
| Placebo | −0,2 % | — |
| 4 mg | −6,7 % | −5,0 points |
| 8 mg | −14,2 % | −10,7 points |
| 12 mg | −16,6 % | −11,7 points |
| 16 mg | −18,4 % | −13,4 points |
| 24 mg | −22,7 % | −18,3 points |
L’estimande d’efficacité suppose que les participants ont poursuivi le traitement ; l’estimande de schéma thérapeutique prend en compte tous les participants, quelle que soit leur observance. À 24 mg, la différence ajustée par rapport au placebo était de 22,5 points selon l’estimande d’efficacité. Parmi les personnes sous 24 mg :
- 95,7 % ont perdu au moins 5 % de leur poids corporel, 87 % au moins 10 %, 47,8 % au moins 20 % et 26,1 % au moins 30 % ;
- 54 % ont terminé avec un IMC inférieur à 30, contre 13 % sous placebo ;
- 73 % des participants atteints de prédiabète ont retrouvé une glycémie normale, contre 7,5 % sous placebo.
Le poids continuait de baisser à la semaine 48, raison pour laquelle les essais de phase 3 s’étendent sur une durée plus longue.
Obésité avec diabète de type 2 (CT-388-104, phase 2)
Cet essai (NCT06628362) a inclus 447 adultes atteints de diabète de type 2 et de surpoids ou d’obésité. À 48 semaines sous 24 mg, l’HbA1c a diminué de 2,65 points par rapport à une valeur initiale de 8,1 %. Chez les personnes partant d’un taux supérieur à 8,5 %, la baisse a atteint 4,13 points. Quatre-vingt-dix pour cent des patients ont atteint une HbA1c de 6,5 % ou moins, et 62 % sont passés sous la barre de 5,7 %. La perte de poids moyenne était de 15,5 %, là encore sans plateau net (Roche, septembre 2026). Il s’agit de variations par rapport à l’inclusion issues d’un communiqué préliminaire ; les valeurs ajustées par rapport au placebo n’ont pas été publiées.
Composition corporelle : aucune donnée pour l’instant
L’énicépatide n’est pas un médicament anabolisant, et aucune donnée de composition corporelle par DXA ou IRM n’a été publiée. Le communiqué de phase 2 de Roche de janvier 2026 ne mentionnait pas la masse maigre. Une recherche dans l’ensemble des fiches consacrées à l’énicépatide et au CT-388 sur ClinicalTrials.gov le 7 novembre 2026 n’a révélé aucun critère d’évaluation portant sur la masse maigre, la masse non grasse, la DXA ou le muscle.
Roche considère la fonte musculaire comme une limite des traitements actuels. Sa présentation aux investisseurs de juin 2026 classait la « préservation de la masse musculaire » parmi les besoins non satisfaits et indiquait que « jusqu’à 40 % de la perte de poids provient d’une perte musculaire » (présentation de Roche à l’ADA 2026). Les revues indépendantes situent la part moyenne de masse maigre perdue à un niveau plus bas : 29,1 % sur 40 rapports de DXA consacrés aux médicaments à base de GLP-1 (Dubin et al., Obesity 2026) et 33,3 % dans une méta-analyse d’essais sur les incrétines entraînant au moins 10 % de perte de poids (Busk-Cirera et al., Diabetes Obes Metab 2026).
La principale stratégie d’épargne musculaire de Roche repose sur un médicament distinct. L’émugrobart (RG6237, GYM329) est un anticorps dirigé contre la myostatine latente, une protéine qui freine la croissance musculaire. Dans l’essai de phase 2 GYMINDA (NCT06965413), il est évalué en association avec le tirzépatide, et non avec l’énicépatide. Pour les sportifs, rappelons que les inhibiteurs de la myostatine, y compris les anticorps neutralisant la myostatine, sont interdits en permanence au titre de la section S4.3 de la Liste des interdictions 2026 de l’AMA. Les composés apparentés présentés sur ce site comprennent le bimagrumab et l’apitégromab.
Utilisation conjointe avec la testostérone ou les stéroïdes anabolisants
Aucun essai n’a associé l’énicépatide à une TRT ou à des stéroïdes anabolisants. Une revue publiée en 2026 sur les agonistes du GLP-1 et la testostérone n’a recensé aucun essai randomisé évaluant cette combinaison sur la composition corporelle (Canal de Velasco et al., Cureus 2026). Extrapoler à partir de médicaments approuvés vers une molécule expérimentale ajoute une part supplémentaire d’incertitude.
Effets secondaires et risques
Effets gastro-intestinaux
Les effets indésirables gastro-intestinaux ont augmenté avec la dose lors de l’essai de phase 2 dans l’obésité (présentation de Roche à l’ADA 2026) :
| Événement indésirable | Placebo (n=79) | 4 mg | 8 mg | 12 mg | 16 mg | 24 mg (n=76) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Tout trouble gastro-intestinal | 28 % | 49 % | 47 % | 52 % | 58 % | 65 % |
| Nausées | 19 % | 33 % | 36 % | 39 % | 41 % | 46 % |
| Constipation | 8 % | 26 % | 23 % | 22 % | 24 % | 24 % |
| Diarrhée | 10 % | 14 % | 14 % | 16 % | 18 % | 32 % |
| Vomissements | 0 % | 8 % | 12 % | 25 % | 23 % | 21 % |
| Tout événement indésirable grave | 0 % | 4 % | 3 % | 3 % | 1 % | 5 % |
La plupart des événements gastro-intestinaux étaient légers à modérés et aucun décès n’est survenu. Sur l’ensemble des bras actifs regroupés, 5,9 % des participants ont arrêté le traitement en raison d’événements indésirables, contre 1,3 % sous placebo (Roche, janvier 2026). Dans l’essai sur le diabète, 2,0 % ont arrêté pour cause d’événements indésirables contre 0,0 % sous placebo (Roche, septembre 2026).
Lacunes dans les données de sécurité
- Essais de taille limitée. Moins de 1 000 personnes ont terminé la phase 2. Les événements rares tels que la pancréatite ou les affections de la vésicule biliaire ne peuvent pas encore être évalués.
- Données préliminaires. Les résultats de phase 2 proviennent des communiqués de l’entreprise et n’ont pas encore fait l’objet d’une publication dans une revue à comité de lecture.
- Mises en garde de classe. Les médicaments approuvés à base de GLP-1 comme le sémaglutide comportent des avertissements concernant les tumeurs des cellules C de la thyroïde chez les rongeurs, la pancréatite, les calculs biliaires et l’augmentation de la fréquence cardiaque (notice de Wegovy, DailyMed). On ignore encore si ces risques s’appliquent à l’énicépatide.
Produits non réglementés
L’énicépatide n’est disponible qu’au sein des essais cliniques de Roche. Les produits vendus en ligne sous les noms « CT-388 » ou « enicepatide » ne proviennent pas de Roche, et leur identité, leur pureté, leur dosage ainsi que leur stérilité ne peuvent être garantis.
Statut légal et utilisation dans le sport
L’énicépatide n’est pas mentionné nommément sur la Liste des interdictions de l’AMA, et les agonistes du GLP-1 en tant que classe ne sont pas interdits. Toutefois, la catégorie S0 interdit « toute substance pharmacologique » qui « n’est pas actuellement approuvée par une autorité gouvernementale de réglementation de la santé pour un usage thérapeutique chez l’humain », y compris « les médicaments en développement préclinique ou clinique » (Liste des interdictions 2026 de l’AMA). En tant que médicament expérimental, l’énicépatide relève de la catégorie S0 et est interdit en permanence.
Le Programme de surveillance 2026 de l’AMA suit les marqueurs du sémaglutide et du tirzépatide, les médicaments approuvés de cette classe (Programme de surveillance 2026 de l’AMA). Les synthèses antidopage concluent que les données actuelles ne montrent aucune amélioration des performances physiques chez l’humain avec les incrétines, tout en soulignant que ces molécules réduisent la masse maigre en même temps que la masse grasse (La Vignera et Condorelli, Int J Mol Sci 2026).
Points clés
- Un agoniste GLP-1/GIP à signalisation biaisée. L’énicépatide cible les mêmes récepteurs que le tirzépatide, mais a été conçu pour activer la voie de l’AMPc avec une internalisation minimale des récepteurs.
- Forte perte de poids en phase 2. La dose de 24 mg a permis une baisse de −22,7 % à 48 semaines contre −0,2 % sous placebo ; 26,1 % des participants ont perdu au moins 30 % de leur poids.
- En phase 3 depuis mars 2026. Les résultats d’ENITH-1 et d’ENITH-2 sont attendus vers la mi-2028 ; un essai dans le diabète face au tirzépatide et un essai cardiovasculaire portant sur 8 200 personnes doivent démarrer d’ici début 2027.
- Les nausées sont fréquentes à la dose maximale. À 24 mg, 46 % des sujets ont signalé des nausées et 21 % des vomissements ; 5,9 % ont arrêté le traitement pour événements indésirables sur l’ensemble des bras actifs.
- Aucune donnée sur la masse maigre. Il n’existe ni résultat de composition corporelle ni critère enregistré sur la masse maigre ; Roche teste un anticorps anti-myostatine (interdit par l’AMA) avec le tirzépatide, et non avec l’énicépatide.
- Interdit pour l’instant dans le sport contrôlé. En tant que molécule non approuvée, il relève de la catégorie S0 de l’AMA.
Sources
- Roche. Roche to acquire Carmot Therapeutics. Press release, December 4, 2023. Roche.
- Chakravarthy MV, Rodriguez R, Hergarden A, et al. Effects of CT-388, a once-weekly signaling-biased dual GLP-1/GIP receptor agonist, on weight loss and glycemic control in preclinical models and participants with obesity. Mol Metab. 2026;103:102291. PubMed.
- Roche. Phase II results for CT-388 in people with obesity or overweight. Press release, January 27, 2026. Roche.
- Roche. ADA 2026 investor event presentation. June 8, 2026. Roche.
- Roche. Positive phase II results for enicepatide in people living with type 2 diabetes and overweight or obesity. Press release, September 22, 2026. Roche.
- Roche. HY 2026 results presentation. July 23, 2026. Roche.
- ClinicalTrials.gov. ENITH-1: a clinical study to evaluate the effects of enicepatide (RO7795068) in participants with obesity or overweight. NCT07351045. ClinicalTrials.gov.
- ClinicalTrials.gov. ENITH-2: a clinical study to evaluate the effects of enicepatide (RO7795068) in participants with obesity or overweight and type 2 diabetes. NCT07351058. ClinicalTrials.gov.
- ClinicalTrials.gov. ENI-SPIRE-2: enicepatide versus tirzepatide in type 2 diabetes. NCT07889648. ClinicalTrials.gov.
- ClinicalTrials.gov. Enith-MACE: enicepatide in participants with overweight or obesity and cardiovascular disease. NCT07918846. ClinicalTrials.gov.
- ClinicalTrials.gov. Other enicepatide trials: phase 2 CT388-103, NCT06525935; phase 2 CT-388-104, NCT06628362; phase 3 in Chinese adults, NCT07670416; ZYNERGY, NCT07589686. ClinicalTrials.gov.
- ClinicalTrials.gov. GYMINDA: RO7204239 (emugrobart) in combination with tirzepatide. NCT06965413. ClinicalTrials.gov.
- Dubin RL, Sanders TN, Schwab HM, et al. Glucagon-Like Peptide-1 Receptor Agonist-Based Agents and Body Composition: Filling More Gaps. Obesity (Silver Spring). 2026;34(Suppl 2):51–63. PubMed.
- Busk-Cirera L, Carlsen IØ, Madsen LB, et al. Effects of Incretin-Based Therapies, Diet and Exercise Interventions, and Bariatric Surgery on Fat-Free Mass in Adults With Overweight or Obesity: A Systematic Review and Meta-Analysis. Diabetes Obes Metab. 2026;28(9):7737–7751. PubMed.
- Canal de Velasco LM, González Flores JE, Kraus Fischer G, et al. Testosterone Replacement Therapy as a Potential Strategy to Preserve Lean Mass in Men With Persistently Low Serum Testosterone Receiving GLP-1 Receptor Agonists: A Narrative Review. Cureus. 2026;18(3):e105734. PubMed.
- La Vignera S, Condorelli RA. Incretin-Based Therapies in Sports: Pharmacological Mechanisms, Performance-Enhancing Potential, and Anti-Doping Implications—A Narrative Review. Int J Mol Sci. 2026;27(14):6116. PubMed.
- Novo Nordisk. Wegovy (semaglutide) injection prescribing information. Revised June 2026. DailyMed.
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List. WADA 2026 Prohibited List.
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Monitoring Program. WADA.