Formes injectables

Énanthate de trenbolone

L’énanthate de trenbolone est la trenbolone, un stéroïde anabolisant androgène (SAA) de synthèse, à laquelle est fixé un ester énanthate (heptanoate) à sept atomes de carbone. L’ester rend la molécule plus liposoluble, si bien qu’elle est libérée lentement à partir d’une injection huileuse. Il est utilisé en dehors de la médecine, principalement en musculation, sous forme d’huile injectable souvent appelée « Tren ».

Le fait le plus important est que l’énanthate de trenbolone n’a jamais été un médicament autorisé aux États-Unis, ni pour l’être humain ni pour l’animal. La base de données de la FDA (agence américaine du médicament) ne répertorie aucun produit humain à base de trenbolone (Drugs@FDA), et les seuls produits à base de trenbolone autorisés par la FDA sont des implants auriculaires d’acétate de trenbolone pour bovins de boucherie (21 CFR 522.2476). Aucune étude n’a administré d’énanthate de trenbolone à l’être humain dans des conditions contrôlées. Ce que l’on sait provient d’études chez le rat, de données anciennes sur l’hormone active, d’enquêtes auprès de personnes qui consomment de la trenbolone et de cas cliniques publiés.

Cette page résume ce que rapportent la réglementation américaine, les évaluations toxicologiques, les études animales et les données humaines limitées. Elle a une visée uniquement éducative et ne constitue pas un avis médical.

Propriété Détail
Classe médicamenteuse Stéroïde anabolisant androgène de synthèse ; stéroïde 19-nor (estrane) apparenté à la nandrolone
Autorisation Aucune, ni pour l’être humain ni pour l’animal, aux États-Unis ; les produits vétérinaires autorisés à base de trenbolone utilisent l’ester acétate
Voie Injection intramusculaire huileuse (telle qu’utilisée en dehors de la médecine et dans les études chez le rat)
Formule et masse C₂₅H₃₄O₃, 382,5 g/mol ; la trenbolone elle-même pèse 270,4 g/mol (≈71 % de la masse de l’ester)
Doses étudiées Chez le rat uniquement : 1,0 ; 3,5 et 7,0 mg par animal et par semaine. Il n’existe aucune étude de dose chez l’être humain
Demi-vie Non mesurée chez l’être humain. Chez des rats recevant des injections hebdomadaires, la trenbolone sanguine culminait dans les 48 h et restait élevée pendant les 7 jours séparant les doses
Point clé du mécanisme L’hormone active se lie au récepteur humain des androgènes à peu près aussi fortement que la DHT et se lie aussi au récepteur de la progestérone dans les tests de laboratoire
Statut aux États-Unis Stéroïde anabolisant de l’annexe III (Schedule III) (trenbolone et ses esters)
Statut AMA Interdit en permanence (S1.1, stéroïdes anabolisants androgènes)

Qu’est-ce que c’est

Le nom chimique de la trenbolone est 17β-hydroxyestra-4,9,11-trien-3-one. Comme la nandrolone, elle ne possède pas le groupe méthyle en carbone 19 de la testostérone, ce qui en fait un stéroïde « 19-nor ». Elle comporte aussi trois doubles liaisons dans son système de cycles, en positions 4, 9 et 11 (PubChem CID 25015). L’énanthate de trenbolone fixe un ester d’acide heptanoïque en position 17β (PubChem CID 20112041).

L’ester n’a pas d’activité hormonale propre. Une fois qu’il est clivé, l’organisme reçoit la même hormone, la 17β-trenbolone, quel que soit l’ester injecté. L’ester ne modifie que la vitesse à laquelle le médicament quitte le site d’injection. Les esters plus longs et plus liposolubles sont libérés plus lentement. Le tableau compare les trois esters de trenbolone présents dans cette bibliothèque, à l’aide de l’indice de liposolubilité calculé par PubChem (XLogP3 ; plus il est élevé, plus la molécule est liposoluble) :

Forme Formule Masse moléculaire Trenbolone en masse XLogP3
Trenbolone (hormone libre) C₁₈H₂₂O₂ 270,4 g/mol 100 % 1,9
Acétate de trenbolone C₂₀H₂₄O₃ 312,4 g/mol ≈87 % 2,5
Énanthate de trenbolone C₂₅H₃₄O₃ 382,5 g/mol ≈71 % 4,9
Hexahydrobenzylcarbonate de trenbolone C₂₆H₃₄O₄ 410,5 g/mol ≈66 % 5,2

Sources : PubChem CID 25015, CID 66359, CID 20112041, CID 20055297. La colonne « en masse » correspond au rapport des masses moléculaires. Elle signifie que 100 mg d’énanthate de trenbolone contiennent environ 71 mg de trenbolone.

Comment elle agit sur les récepteurs

Des études de liaison en laboratoire de la 17β-trenbolone ont montré (Bauer et al., APMIS 2000) :

  • Récepteur des androgènes : une affinité pour le récepteur humain recombinant des androgènes similaire à celle de la dihydrotestostérone (DHT). Une revue ultérieure la décrit comme environ trois fois l’affinité de la testostérone (Yarrow et al., Steroids 2010).
  • Récepteur de la progestérone : une affinité légèrement supérieure à celle de la progestérone elle-même pour le récepteur bovin (de vache) des progestatifs. Il s’agissait d’un récepteur de vache testé in vitro ; sa signification chez l’être humain est donc inconnue.
  • Métabolites : les deux principaux métabolites, la 17α-trenbolone et la trendione, avaient moins de 5 % de l’affinité de l’hormone mère pour le récepteur des androgènes.
  • SHBG : la liaison à la globuline liant les hormones sexuelles était bien plus faible que celle de la DHT.

Dans certains tissus, la testostérone est convertie par l’enzyme 5α-réductase en DHT, un androgène plus puissant, et par l’aromatase en estradiol. La trenbolone est au contraire métabolisée en androgènes plus faibles. Des chercheurs ont avancé que c’était la raison pour laquelle elle provoquait une croissance de la prostate moindre que la testostérone chez le rat (Yarrow et al., Steroids 2010).

Pharmacocinétique

Aucune étude pharmacocinétique de l’énanthate de trenbolone n’a été publiée chez l’être humain. Les meilleures données directes proviennent d’une étude pilote chez le rat (Yarrow et al., AJP-Endo 2011). Les données sur l’hormone libre proviennent de bovins, de travaux in vitro et de deux petites études de métabolisme chez l’être humain.

Contexte Résultat
Rats, 7,0 mg d’énanthate de trenbolone IM au jour 0 et au jour 7 (n = 5) La trenbolone sanguine est restée élevée pendant les 7 jours suivant chaque injection ; pic de 46,0 ng/mL au jour 9, dans les 48 h suivant la seconde dose
Vaches, acétate de trenbolone IV Une fois l’ester retiré, la trenbolone libre quittait le sang avec une demi-vie de 1,5 h
Plasma humain, in vitro La trenbolone était liée principalement à l’albumine ; environ 4 % était libre
Clairance sanguine totale La 17β-trenbolone était éliminée environ deux fois plus vite que la testostérone
Un sujet humain, 17β-trenbolone radiomarquée par voie orale, 0,04 mg/kg 54 % de la dose dans les urines à 26 h et 63 % à 72 h

Les données bovines, in vitro et de clairance proviennent de l’évaluation du Comité mixte FAO/OMS d’experts des additifs alimentaires (JECFA) (WHO Food Additives Series 23, 1988). L’étude urinaire chez l’être humain a retrouvé principalement des glucuroconjugués de la 17α-trenbolone, de la 17β-trenbolone et de la trendione, et a noté que le métabolisme humain différait significativement de celui du rat (Spranger & Metzler, J Chromatogr 1991).

Une étude de contrôle antidopage a administré à des volontaires masculins en bonne santé 10 mg de trenbolone par voie orale, sur la peau ou à l’intérieur de la joue, et a recueilli les urines pendant une semaine. Les principaux métabolites ont été détectés chez tous les participants, mais la durée pendant laquelle ils restaient détectables variait fortement selon la voie d’administration (Krombholz et al., Steroids 2026).

En pratique : la trenbolone libre elle-même est éliminée rapidement. C’est l’ester énanthate qui prolonge sa présence, en ralentissant sa libération à partir du dépôt huileux. La durée de ce processus dans le muscle humain n’a pas été mesurée. Les demi-vies citées en ligne pour l’énanthate de trenbolone ne reposent sur aucune étude humaine publiée.

Statut réglementaire

Aucun produit autorisé

La réglementation de la FDA n’autorise la trenbolone que sous forme d’acétate de trenbolone, seul ou associé à l’estradiol ou au benzoate d’estradiol, dans des implants placés sous la peau de l’oreille des bovins de boucherie (21 CFR 522.2476 ; 522.2477 ; 522.2478). Aucune réglementation américaine n’autorise l’ester énanthate, et la base de données de la FDA ne répertorie aucun produit humain à base de trenbolone (Drugs@FDA).

Statut de substance contrôlée

La trenbolone est inscrite nommément comme stéroïde anabolisant de l’annexe III, et cette inscription couvre ses « sels, esters et éthers », ce qui inclut l’énanthate (21 CFR 1308.13). La définition de « stéroïde anabolisant » de la DEA (agence américaine de lutte contre la drogue) exempte les stéroïdes autorisés pour l’implantation chez les bovins, mais pas lorsque quelqu’un les prescrit, les délivre ou les distribue pour un usage humain (21 CFR 1300.01). L’énanthate de trenbolone n’est pas un implant autorisé pour bovins ; cette exemption ne s’applique donc pas à lui.

Sport

La trenbolone est citée dans la section S1.1 (stéroïdes anabolisants androgènes) de la Liste des interdictions 2026 de l’Agence mondiale antidopage (AMA), qui couvre les substances listées « y compris leurs esters ». Toutes les substances de la section S1 sont interdites en permanence, en compétition et hors compétition (AMA ; texte officiel dans le Tractatenblad 2026, 25). Des laboratoires antidopage ont mis au point des tests qui détectent l’ester énanthate de trenbolone intact dans des gouttes de sang séché, ce qui prouve que l’ester a été injecté (Tretzel et al., J Pharm Biomed Anal 2014).

Ce que montre la recherche

Aucun essai chez l’être humain

Aucune étude contrôlée n’a administré d’énanthate de trenbolone à l’être humain. La seule étude d’administration chez l’être humain portant sur un ester de trenbolone a utilisé l’acétate. En 1967, des volontaires des deux sexes ont reçu 5 ou 10 mg d’acétate de trenbolone par voie intramusculaire un jour sur deux pendant 14 jours (Krüskemper et al., Arzneimittelforschung 1967). Selon le résumé du JECFA (WHO Food Additives Series 23) :

  • la dose de 5 mg a entraîné une rétention azotée, un marqueur précoce d’effet anabolisant (synthèse protéique) ;
  • à 10 mg, certaines femmes ont présenté des troubles du cycle menstruel ;
  • la dose de 10 mg a provoqué une baisse légère mais significative des 17-cétostéroïdes urinaires (produits de dégradation des androgènes de l’organisme) ;
  • les protéines sanguines, le cholestérol et les tests de coagulation n’ont pas été modifiés sur les 2 semaines.

Aucune étude n’a mesuré le muscle, la force ou la composition corporelle chez des personnes ayant reçu de la trenbolone, sous quelque forme que ce soit.

Études chez le rat avec l’ester énanthate

L’énanthate est l’ester utilisé dans une série d’études chez le rat menées à l’université de Floride et au VA de Gainesville. Il s’agit de résultats chez le rat, et les doses utilisées chez le rat ne peuvent pas être transposées à l’être humain.

Dans la première étude, des rats mâles de 3 mois ont été castrés (orchidectomie) et ont reçu chaque semaine de l’énanthate de trenbolone à trois doses, une dose élevée d’énanthate de testostérone ou un excipient (huile de sésame) pendant 29 jours, avec 10 rats par groupe (Yarrow et al., AJP-Endo 2011) :

Groupe (dose hebdomadaire, par rat) Muscle releveur de l’anus/bulbocaverneux par rapport aux témoins intacts Masse de la prostate par rapport aux témoins intacts Hémoglobine par rapport aux témoins intacts
Énanthate de trenbolone 1,0 mg +35–40 % Pas d’augmentation Pas de différence
Énanthate de trenbolone 3,5 mg +35–40 % Pas d’augmentation ≈ +8–10 %
Énanthate de trenbolone 7,0 mg +35–40 % +68 % ≈ +8–10 %
Énanthate de testostérone 7,0 mg +35–40 % +84 % Pas de différence

Le releveur de l’anus/bulbocaverneux est un petit muscle des rongeurs, inhabituellement sensible aux androgènes. Les trois muscles ordinaires des membres pesés (soléaire, plantaire et semi-membraneux) n’ont été modifiés par aucun traitement. Toutes les doses de trenbolone ont en partie prévenu, de façon dose-dépendante, la perte de densité osseuse et la prise de graisse viscérale provoquées par la castration.

Deux études de suivi chez des rats castrés de 10 mois ont comparé 1,0 mg/semaine d’énanthate de trenbolone à 7,0 mg/semaine d’énanthate de testostérone :

  • sur 5 semaines, les deux ont entièrement prévenu la perte de densité osseuse trabéculaire induite par la castration ; la trenbolone a en outre augmenté de 28 % la résistance du col du fémur, et la masse de la prostate était inférieure de 64 % à celle du groupe testostérone (McCoy et al., Bone 2012) ;
  • sur 29 jours, les deux ont à peu près doublé la surface de section des fibres musculaires du releveur de l’anus/bulbocaverneux par rapport aux rats castrés non traités (+94 % avec la trenbolone, +102 % avec la testostérone) et augmenté le nombre de cellules satellites (cellules souches musculaires) (Dalbo et al., Andrologia 2017).

Les auteurs ont proposé la trenbolone comme candidate à un traitement de substitution androgénique préservant le muscle et l’os avec une moindre croissance de la prostate. Cette idée n’a pas été testée chez l’être humain.

Enquêtes auprès de personnes qui consomment de la trenbolone

Les enquêtes ne distinguent pas l’énanthate des autres esters de trenbolone. La plus grande s’est appuyée sur la Global Drug Survey 2024 et a comparé 237 hommes qui s’étaient injecté de la trenbolone au cours de l’année écoulée à 909 hommes qui consommaient d’autres SAA, mais pas de trenbolone (Bonenti et al., Drug Alcohol Rev 2026). Sélection de préoccupations autodéclarées :

Préoccupation Autres SAA, sans trenbolone Trenbolone
Impact négatif sur le cœur 31,2 % 54,4 %
Impact négatif sur le foie 22,4 % 42,2 %
Chute des cheveux 27,6 % 42,6 %
Gynécomastie (développement du tissu mammaire) 20,6 % 32,5 %
Baisse de la fertilité 19,0 % 26,2 %
Agitation ou irritabilité 12,9 % 29,1 %
Dépression ou humeur basse 12,0 % 23,6 %
Colère ou agressivité 9,2 % 21,1 %

Toutes les différences ci-dessus étaient statistiquement significatives, avec des tailles d’effet faibles à modérées. Les données étaient autodéclarées et transversales, reflètent des problèmes perçus plutôt que diagnostiqués, et ne tiennent pas compte de la dose ni des autres produits consommés en même temps que la trenbolone. L’enquête ne peut pas montrer que la trenbolone a causé ces problèmes.

Une autre enquête en ligne, menée auprès de 282 hommes consommant des SAA, a montré que 33 % utilisaient actuellement de la trenbolone et que 55,3 % en avaient déjà utilisé. Après ajustement sur l’âge et l’IMC, une dose plus élevée de trenbolone était associée à davantage d’agressivité verbale (p = 0,045) (Piatkowski et al., Int J Drug Policy 2024).

Effets indésirables et risques

Aucun essai contrôlé chez l’être humain n’a mesuré les effets indésirables de l’énanthate de trenbolone ; leur fréquence réelle est donc inconnue. Les données proviennent des enquêtes ci-dessus, d’études animales et de cas cliniques publiés.

Suppression de la production hormonale naturelle

Comme les autres androgènes, la trenbolone supprime la testostérone propre de l’organisme. Dans l’étude pilote chez le rat, 7,0 mg/semaine d’énanthate de trenbolone ont réduit la testostérone sérique de 80 % et la DHT de 70 % en 10 jours (Yarrow et al., AJP-Endo 2011). Chez l’être humain, l’étude de 1967 sur l’acétate a montré une baisse des 17-cétostéroïdes urinaires à 10 mg un jour sur deux (WHO Food Additives Series 23). L’affirmation selon laquelle la trenbolone « n’affecte pas » la production naturelle n’est étayée par aucune de ces données.

Foie

L’atteinte hépatique cholestatique est largement considérée comme un problème propre aux stéroïdes oraux, et l’énanthate de trenbolone est injecté. Cependant, un cas clinique néerlandais décrit un jeune culturiste amateur présentant un ictère dû à une hépatite cholestatique (inflammation du foie avec blocage de l’écoulement de la bile). Les examens, dont une biopsie hépatique, ont désigné l’énanthate de trenbolone comme cause probable. Les auteurs ont conclu que ce type d’atteinte hépatique pourrait ne pas se limiter aux stéroïdes oraux (Boks et al., J Sports Sci 2017).

Cœur, humeur et autres cas cliniques

Les cas portant sur un seul patient ne peuvent pas prouver la causalité ni montrer la fréquence d’un problème. Les cas impliquant la trenbolone, sans que l’ester soit toujours précisé, comprennent :

  • un consommateur de stéroïdes de longue date âgé de 60 ans, retrouvé mort avec une insuffisance cardiaque et un cœur hypertrophié, chez qui de la trenbolone a été retrouvée dans le sang et les cheveux (Gheddar et al., J Anal Toxicol 2021) ;
  • une psychose aiguë attribuée à la trenbolone (Bey et al., Therapie 2023).

Les enquêtes ci-dessus associent aussi la trenbolone à davantage de préoccupations cardiaques, d’irritabilité, d’humeur basse et d’agressivité autodéclarées que la consommation d’autres SAA.

Femmes

Dans l’étude de 1967 sur l’acétate, 10 mg un jour sur deux ont perturbé le cycle menstruel de certaines femmes en 2 semaines (WHO Food Additives Series 23). Aucune étude n’a mesuré la virilisation (changements masculinisants comme l’aggravation de la voix ou la pilosité faciale) chez les femmes consommant de la trenbolone.

Qualité des produits

Comme il n’existe aux États-Unis aucun produit humain ou vétérinaire autorisé à base d’énanthate de trenbolone, tout l’énanthate de trenbolone consommé par des personnes provient de sources non réglementées. Aucune autorité ne contrôle sa dose, sa stérilité ou son identité.

Points clés

  • Jamais un médicament autorisé. L’énanthate de trenbolone n’a aucune autorisation de la FDA, ni pour l’être humain ni pour l’animal ; les seuls produits à base de trenbolone autorisés sont des implants d’acétate pour bovins.
  • Même hormone, ester plus long. Environ 71 % de la masse de l’ester correspond à la trenbolone. L’énanthate ralentit la libération à partir du site d’injection, mais sa demi-vie chez l’être humain n’a jamais été mesurée.
  • Des données presque entièrement issues du rat. Des études chez le rat ont trouvé des effets sur le muscle et l’os avec une moindre croissance de la prostate à faible dose, mais ces effets sont apparus dans un muscle particulièrement sensible aux androgènes, et non dans les muscles ordinaires des membres.
  • Elle supprime la testostérone naturelle. Chez le rat, une dose hebdomadaire a réduit la testostérone de 80 % en 10 jours.
  • Les enquêtes suggèrent davantage d’effets nocifs. Les hommes qui consomment de la trenbolone signalent davantage de préoccupations concernant le cœur, le foie, l’humeur et l’agressivité que ceux qui consomment d’autres SAA, même si ces enquêtes ne peuvent pas prouver la causalité.
  • Contrôlée et interdite dans le sport. C’est un stéroïde anabolisant de l’annexe III aux États-Unis, et l’AMA l’interdit en permanence.

Sources

  1. Food and Drug Administration. Drugs@FDA: FDA-approved drugs. Drugs@FDA.
  2. Food and Drug Administration. 21 CFR 522.2476 (trenbolone acetate), 522.2477 (trenbolone acetate and estradiol) and 522.2478 (trenbolone acetate and estradiol benzoate). Electronic Code of Federal Regulations. eCFR 522.2476 ; eCFR 522.2477 ; eCFR 522.2478.
  3. Drug Enforcement Administration. 21 CFR 1300.01 (definition of anabolic steroid) and 21 CFR 1308.13(f) (Schedule III anabolic steroids). eCFR 1300.01 ; eCFR 1308.13.
  4. World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List, en vigueur depuis le 1er janvier 2026. WADA ; texte publié dans le Tractatenblad 2026, 25.
  5. National Center for Biotechnology Information. Trenbolone, PubChem CID 25015; trenbolone acetate, CID 66359; trenbolone enanthate, CID 20112041; trenbolone hexahydrobenzylcarbonate, CID 20055297. PubChem (trenbolone) ; PubChem (acétate) ; PubChem (énanthate) ; PubChem (hexahydrobenzylcarbonate).
  6. Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives. Trenbolone acetate. In: Toxicological Evaluation of Certain Veterinary Drug Residues in Food. WHO Food Additives Series 23. Geneva: World Health Organization; 1988. INCHEM.
  7. Bauer ER, Daxenberger A, Petri T, et al. Characterisation of the affinity of different anabolics and synthetic hormones to the human androgen receptor, human sex hormone binding globulin and to the bovine progestin receptor. APMIS. 2000;108(12):838–846. PubMed.
  8. Yarrow JF, McCoy SC, Borst SE. Tissue selectivity and potential clinical applications of trenbolone (17beta-hydroxyestra-4,9,11-trien-3-one): a potent anabolic steroid with reduced androgenic and estrogenic activity. Steroids. 2010;75(6):377–389. PubMed.
  9. Yarrow JF, Conover CF, McCoy SC, et al. 17β-Hydroxyestra-4,9,11-trien-3-one (trenbolone) exhibits tissue selective anabolic activity: effects on muscle, bone, adiposity, hemoglobin, and prostate. Am J Physiol Endocrinol Metab. 2011;300(4):E650–E660. PubMed ; PMC.
  10. McCoy SC, Yarrow JF, Conover CF, et al. 17β-Hydroxyestra-4,9,11-trien-3-one (trenbolone) preserves bone mineral density in skeletally mature orchiectomized rats without prostate enlargement. Bone. 2012;51(4):667–673. PubMed.
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  16. Bonenti B, Ahmadinejad B, Puljević C, et al. The Trenbolo(g)ne Sandwich: an international study comparing health harms among men who use anabolic-androgenic steroids with and without trenbolone. Drug Alcohol Rev. 2026;45(4):e70162. PubMed ; PMC.
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