Autres substances

Thymagen

Thymagen, plus souvent orthographié Thymogen (ou Timogen), est le nom commercial d’un dipeptide de synthèse, une chaîne de seulement deux acides aminés : l’acide glutamique et le tryptophane (Glu-Trp, aussi noté EW). Sa dénomination commune internationale est l’oglufanide. Des chercheurs russes l’ont isolé de la thymaline, un extrait de thymus de veau, et l’ont développé en Russie comme « immunocorrecteur », un médicament destiné à restaurer une fonction immunitaire affaiblie. Sous le code IM862, le même dipeptide (sous forme de sel disodique) a ensuite été testé dans des essais occidentaux en cancérologie comme inhibiteur de la croissance des vaisseaux sanguins.

Le fait le plus important : l’essai le plus vaste et le mieux conçu sur cette molécule, une étude de phase III contrôlée contre placebo chez 202 patients atteints d’un sarcome de Kaposi lié au sida, ne l’a pas trouvée supérieure au placebo. Thymogen est enregistré comme médicament en Russie, mais il n’est autorisé ni par la FDA ni par l’EMA. La littérature clinique russe est abondante, mais se compose surtout de courts rapports dont les résumés donnent peu de chiffres, et aucune étude chez l’humain ne l’a testé pour le muscle, la récupération ou la performance sportive.

Cette page résume ce que rapportent les essais cliniques publiés, les études de laboratoire et les autorités réglementaires. Elle a une visée uniquement éducative et ne constitue pas un avis médical.

Propriété Détail
Classe Dipeptide de synthèse (L-glutamyl-L-tryptophane) ; immunomodulateur peptidique thymique
Autres noms Thymogen, Timogen, oglufanide (DCI), Glu-Trp, EW ; IM862 pour l’oglufanide disodique (PubChem)
Formule et masse C₁₆H₁₉N₃O₅, 333,34 g/mol ; sel disodique (IM862) 377,30 g/mol (PubChem)
Origine Isolé de la thymaline, un extrait polypeptidique de thymus de veau, puis produit par synthèse
Autorisation Enregistré en Russie (certificat d’enregistrement daté du 10 juin 2009, selon ses concepteurs) ; non autorisé par la FDA ni par l’EMA
Voies étudiées Intranasale et injectable dans les rapports russes ; gouttes nasales dans les essais américains et britanniques en cancérologie
Doses dans les essais occidentaux IM862 5 mg par voie intranasale (sarcome de Kaposi) ; 20 mg par voie intranasale trois fois par jour (cancer du rein)
Meilleure donnée chez l’humain Essai de phase III dans le sarcome de Kaposi : réponse de 23 % contre 21 % sous placebo (non significatif)
Demi-vie Non établie ; nous n’avons trouvé aucune étude pharmacocinétique publiée chez l’humain
AMA Non nommé sur la liste 2026 (voir Statut réglementaire)

Qu’est-ce que c’est

L’oglufanide est le dipeptide L-α-glutamyl-L-tryptophane. PubChem répertorie « Thymogen », « Timogen », « oglufanide » et « Glu-Trp » comme noms du même composé, et « IM862 » et « oglufanide disodium » pour son sel disodique (PubChem : oglufanide ; PubChem : oglufanide disodique).

Selon ses concepteurs de l’Institut de biorégulation et de gérontologie de Saint-Pétersbourg, le Glu-Trp a été isolé de la thymaline par chromatographie liquide haute performance, et le médicament Thymogen a ensuite été conçu à partir du dipeptide synthétisé (Morozov et Khavinson, Int J Immunopharmacol 1997). Une revue de 2024 rédigée par des chercheurs du même cercle indique que, parmi plusieurs dipeptides contenant du tryptophane trouvés dans la fraction de thymaline, le Glu-Trp a montré la plus forte activité lors de leur criblage, et que Thymogen est enregistré auprès du ministère russe de la Santé (Deigin et al., Int J Mol Sci 2024).

À ne pas confondre avec les autres peptides du « thymus »

Plusieurs peptides sans rapport entre eux portent des noms liés au thymus. Ils diffèrent par leur taille, leur origine et le niveau de preuve, et les résultats obtenus pour l’un ne s’appliquent pas aux autres.

Composé Nature Page de la bibliothèque
Thymogen (oglufanide) Peptide de synthèse de 2 acides aminés, Glu-Trp Cette page
Thymaline Extrait polypeptidique de thymus de veau dont le Glu-Trp a été isolé (Morozov et Khavinson 1997) Thymaline
Thymuline Hormone de 9 acides aminés liant le zinc, produite par le thymus (Dardenne et al., J Biol Chem 1977) Thymuline
Thymosine alpha-1 Peptide thymique de 28 acides aminés ; forme de synthèse : thymalfasine (Goldstein et al., PNAS 1977) Thymosine alpha-1
Thymosine bêta-4 / TB-500 La Tβ4 est un peptide de 43 acides aminés (Low et al., PNAS 1981) ; le TB-500 en est un court fragment de synthèse TB-500 (thymosine bêta-4)

Thymogen appartient aussi à la famille des peptides courts que le groupe de Khavinson appelle « biorégulateurs ». D’autres figurent dans la bibliothèque, dont le vilon, un dipeptide de synthèse du même groupe (Morozov et Khavinson 1997), le pinéalon, le cartalax et l’épitalon. Chacun est une molécule différente.

Versions en miroir et molécules ressemblantes

L’effet biologique du Glu-Trp dépend de la forme exacte de ses éléments constitutifs. Les acides aminés existent sous deux formes images l’une de l’autre dans un miroir, L et D, et Thymogen utilise les formes L naturelles. Chez la souris, des dipeptides construits à partir d’acide D-glutamique freinaient les cellules souches hématopoïétiques, tandis que le L-Glu-L-Trp ne les affectait pas dans une moelle osseuse saine et favorisait leur récupération après irradiation (Deigin et al., Int Immunopharmacol 2007). Une version de forme D a été développée en Russie comme médicament distinct, Thymodepressin, destiné à freiner plutôt qu’à stimuler les réponses immunitaires (Deigin et al. 2024).

Le golotimod (SCV-07) a la même formule que Thymogen, mais relie un acide D-glutamique au tryptophane par une liaison différente, ce qui en fait un composé distinct (PubChem : golotimod). Les données sur le golotimod ou Thymodepressin ne décrivent pas Thymogen.

Comment il agit dans l’organisme

Aucun mécanisme n’a été confirmé chez l’humain. Les mécanismes proposés proviennent de travaux sur cellules et chez l’animal :

  • Stimulation immunitaire. Les concepteurs rapportent que le Glu-Trp activait la différenciation des lymphocytes T, modifiait les taux de nucléotides cycliques dans les lymphocytes et activait la mobilité des neutrophiles (un type de globule blanc) ainsi que la phagocytose des microbes (Morozov et Khavinson 1997).
  • Cellules tueuses naturelles. Chez la souris, le Glu-Trp a ralenti la croissance tumorale sans tuer directement les cellules tumorales. L’effet disparaissait chez les souris dépourvues de fonction des cellules tueuses naturelles (NK) ou de perforine, une protéine que les cellules NK utilisent pour tuer leurs cibles, et était plus faible chez les souris dépourvues d’interleukine-12 (Smith et al., Int J Cancer 2003).
  • Croissance des vaisseaux sanguins. L’IM862 a été développé aux États-Unis comme inhibiteur de l’angiogenèse, un médicament destiné à bloquer la croissance des nouveaux vaisseaux sanguins qui alimentent les tumeurs. Une étude indépendante de 2021 a montré que le Glu-Trp inhibait le bourgeonnement vasculaire dans certains essais en laboratoire et chez la souris, bien qu’un autre dipeptide (Trp-Leu) ait eu des effets plus marqués sur la signalisation du récepteur du VEGF (Khedr et al., Acta Physiol 2021).

Pharmacocinétique

Nous n’avons trouvé aucune étude publiée mesurant l’absorption, la demi-vie ou l’élimination du Glu-Trp chez l’humain. Des chercheurs développant des versions orales ont décrit l’IM862 comme très hydrosoluble et peu perméable aux membranes biologiques, y compris l’intestin, « which makes it not orally available » (ce qui le rend non disponible par voie orale) (Bergeon et Toth, Bioorg Med Chem 2007). C’est pourquoi les essais occidentaux ont utilisé des gouttes nasales. Les demi-vies citées en ligne ne reposent pas sur des mesures publiées chez l’humain.

Statut réglementaire

  • Russie. Ses concepteurs indiquent que Thymogen est enregistré auprès du ministère russe de la Santé, avec un certificat d’enregistrement daté du 10 juin 2009 (Deigin et al. 2024).
  • États-Unis et UE. Nous n’avons trouvé aucune autorisation de la FDA (agence américaine du médicament) ni de l’EMA. Les essais américains de l’IM862 (oglufanide disodique) n’ont pas abouti à une autorisation, et un essai randomisé de phase II dans le cancer colorectal a été arrêté pour le motif « Drug not available » (médicament non disponible) (NCT00006037).
  • Sport. Le Glu-Trp n’est pas nommé sur la Liste des interdictions 2026 de l’AMA (Agence mondiale antidopage). La classe S0 interdit toute substance pharmacologique non couverte ailleurs dans la liste et « with no current approval by any governmental regulatory health authority for human therapeutic use » (sans autorisation actuelle d’une autorité sanitaire gouvernementale pour un usage thérapeutique humain) (Liste des interdictions 2026 de l’AMA). Comme Thymogen est enregistré en Russie, on ne sait pas clairement si la classe S0 s’applique ; nous n’avons trouvé aucune décision de l’AMA le concernant spécifiquement.

Ce que montre la recherche

Sarcome de Kaposi (essais américains de l’IM862)

Le sarcome de Kaposi est une tumeur qui naît des cellules tapissant les vaisseaux sanguins, ce qui en faisait une première cible logique pour un inhibiteur de l’angiogenèse (Deplanque et al. 2004). Il est devenu le principal terrain d’essai de l’IM862.

Essai Plan et effectif Dose Résultat principal
Tulpule et al., J Clin Oncol 2000 Comparaison randomisée de deux schémas, sans placebo ; 44 patients Gouttes nasales de 5 mg, 5 jours de traitement puis 5 jours d’arrêt, ou un jour sur deux Réponses majeures chez 36 % (5 complètes, 11 partielles)
Noy et al., J Clin Oncol 2005 Phase III randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo ; 202 patients, 24 semaines 5 mg par voie intranasale un jour sur deux Réponse de 23 % (IC à 95 % 15–32 %) contre 21 % sous placebo (IC à 95 % 14–31 %) ; non significatif

L’essai de phase III a aussi montré que le délai médian jusqu’à la progression tumorale était plus court sous IM862 : 16 semaines (IC à 95 % 13–27) contre 35 semaines (IC à 95 % 26–114) sous placebo (p = 0,012). Les auteurs ont conclu que l’IM862 « was not superior to placebo and may accelerate time to progression » (n’était pas supérieur au placebo et pourrait accélérer la progression). Ils ont souligné que presque tous les patients recevaient un traitement antirétroviral hautement actif (médicaments contre le VIH), qui produisait à lui seul des réponses tumorales durables et a pu gonfler le taux de réponse antérieur, obtenu sans groupe contrôle. Une revue systématique de 2022 sur les traitements du sarcome de Kaposi a conclu que les données étaient insuffisantes pour recommander une intervention particulière (Liew et al., Int J Dermatol 2022).

Autres cancers

Essai Plan et effectif Résultat
Cancer du rein métastatique (Deplanque et al., Br J Cancer 2004) Phase II à un seul bras ; 25 patients ; 20 mg par voie intranasale trois fois par jour en cycles de 8 semaines Aucune réponse objective ; 8 stabilisations, 17 progressions ; délai médian jusqu’à la progression de 1,9 mois. Le VEGF plasmatique a diminué à 4 et 8 semaines
Cancer de la prostate avec PSA en hausse (Mao et al., Prostate 2007) Randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo ; 71 patients évaluables, traitement ajouté après l’hormonothérapie Progression à 6 mois chez 41 % sous IM862 contre 49 % sous placebo (p = 0,39) ; non significatif

Des essais dans le cancer de l’ovaire récidivant (phase I, 43 patients) et dans les cancers de l’ovaire et colorectal en association avec une chimiothérapie ont été enregistrés, mais nous n’avons trouvé aucun résultat publié (NCT00003773 ; NCT00017303 ; NCT00006037).

Rapports cliniques russes

Les rapports cliniques russes sur Thymogen remontent au moins au début des années 1990, et les revues des concepteurs résument son utilisation pour la prévention et le traitement de maladies chez des personnes de différents âges (Khavinson et al., Adv Gerontol 2013). La plupart de ces articles sont courts, en russe, et leurs résumés donnent peu ou pas de chiffres. Exemples :

  • Infections respiratoires. Dans une unité d’instruction militaire, Thymogen par voie intranasale et sous-cutanée aurait réduit la fréquence, la gravité et la durée des infections respiratoires aiguës. Le résumé ne donne ni la taille des groupes, ni les modalités du groupe contrôle, ni de chiffres (Furgal et al., Voen Med Zh 1993).
  • Chirurgie chez les personnes âgées. Un essai en double aveugle, contrôlé contre placebo, a administré Thymogen par voie intranasale chaque jour pendant 7 jours avant une chirurgie de tumeur abdominale et a rapporté moins de complications postopératoires et une récupération plus courte. Le résumé ne donne ni le nombre de patients ni l’ampleur de l’effet (Smirnov et al., Adv Gerontol 2011).
  • Gastrite chronique atrophique. Une étude multicentrique, en double aveugle, contrôlée contre placebo, d’un produit oral à base de Glu-Trp (Regasthym Gastro) a analysé les biopsies gastriques de 116 patients. Le nombre de glandes par mm² de muqueuse gastrique a augmenté de 26,1 % par rapport à la valeur initiale sous traitement (p = 0,028) et différait du placebo (p = 0,026) (Baryshnikova et al., Arkh Patol 2023). Une analyse rétrospective de 80 patients du même programme a rapporté moins d’œdème et d’inflammation de la muqueuse à l’endoscopie (Baryshnikova et al., Ter Arkh 2023).

Ces rapports mesuraient surtout le nombre de cellules immunitaires ou des marqueurs intermédiaires plutôt que des critères cliniques solides, et nous n’avons trouvé aucune réplication indépendante hors de Russie. Les seuls grands essais occidentaux rigoureux, en cancérologie, ont été négatifs.

Études chez l’animal

Modèle Résultat rapporté
Rattes recevant 5 μg de Glu-Trp en sous-cutané, 5 jours par semaine pendant 12 mois (Anisimov et al., Biogerontology 2000) Durée de vie moyenne semblable à celle des témoins ; les 10 % ayant vécu le plus longtemps ont vécu plus longtemps que chez les témoins (1 048 contre 949 jours) ; nombre total de tumeurs 1,5 fois plus faible
Souris atteintes de grippe (Khavinson et al., Zh Mikrobiol Epidemiol Immunobiol 1993) Thymogen a réduit la mortalité due à la grippe A, quoique moins que l’antiviral rimantadine, et n’a eu aucun effet sur la grippe B ; aucune activité antivirale directe dans les embryons de poulet
Souris irradiées (Deigin et al. 2007) Le L-Glu-L-Trp injecté après l’irradiation a favorisé la récupération des cellules progénitrices hématopoïétiques

Ces résultats proviennent d’animaux, principalement des propres équipes des concepteurs, et il n’a pas été démontré qu’ils s’appliquent à l’humain.

Effets indésirables et risques

Ce que les essais ont rapporté

Les essais occidentaux en cancérologie, qui utilisaient l’IM862 en gouttes nasales, ont rapporté une faible toxicité :

  • Dans l’essai comparant les schémas dans le sarcome de Kaposi, les effets indésirables se limitaient à des céphalées, une fatigue, des fourmillements et des nausées légers et brefs, sans effet sur la numération sanguine attribué au médicament (Tulpule et al. 2000).
  • Dans l’essai sur le cancer du rein, aucune toxicité de grade 2 ou 3 liée au médicament n’a été enregistrée chez 24 patients évaluables pour la sécurité (Deplanque et al. 2004).
  • Dans l’essai sur le cancer de la prostate, aucune toxicité significative n’est apparue (Mao et al. 2007).

Effet nocif possible dans le cancer

Dans l’essai de phase III sur le sarcome de Kaposi, les tumeurs ont progressé plus tôt sous IM862 que sous placebo (médiane de 16 contre 35 semaines) (Noy et al. 2005). Les auteurs n’ont pas pu exclure que le médicament ait accéléré la progression. Un faible taux d’effets indésirables ne signifie donc pas que le médicament est sans danger dans toutes les situations.

Lacunes des données de sécurité

La sécurité à long terme, les effets pendant la grossesse et l’allaitement et les interactions médicamenteuses n’ont pas été rapportés dans la littérature indexée. Thymogen est décrit comme un stimulant immunitaire, et ses effets chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes ou sous immunosuppresseurs n’ont pas été étudiés dans des essais publiés.

Qualité des produits

Hors de Russie, les produits vendus sous les noms « Thymagen » ou « Thymogen » ne sont pas des médicaments réglementés. Leur identité, leur pureté, leur dose et, pour les formes injectables, leur stérilité ne sont pas vérifiées de manière indépendante.

Points clés

  • Un peptide de deux acides aminés. Thymogen (oglufanide, IM862) est le Glu-Trp, isolé de l’extrait de thymus de veau thymaline et produit par synthèse. C’est une molécule différente de la thymuline, de la thymosine alpha-1 et du TB-500.
  • Enregistré en Russie, pas aux États-Unis ni dans l’UE. Ses concepteurs indiquent qu’il est enregistré auprès du ministère russe de la Santé ; nous n’avons trouvé aucune autorisation de la FDA ni de l’EMA.
  • Le meilleur essai a été négatif. Dans un essai de phase III contrôlé contre placebo chez 202 patients atteints de sarcome de Kaposi, les taux de réponse étaient de 23 % contre 21 %, et les tumeurs ont progressé plus tôt sous traitement.
  • Les autres essais en cancérologie ont aussi échoué. Il n’a produit aucune réponse objective dans le cancer du rein et n’a pas retardé la progression du PSA dans le cancer de la prostate.
  • Les données russes manquent de détails. De nombreux rapports revendiquent un bénéfice dans les infections, la chirurgie et la gastrite, mais la plupart des résumés ne donnent ni le nombre de patients ni l’ampleur des effets, et aucun n’a été reproduit de façon indépendante.
  • Aucune pharmacocinétique chez l’humain. Sa demi-vie chez l’humain n’a pas été publiée, et il est mal absorbé par voie orale.

Sources

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  2. National Center for Biotechnology Information. PubChem compound summary for CID 158780, Glufanide disodium (oglufanide disodium, IM862). PubChem.
  3. National Center for Biotechnology Information. PubChem compound summary for CID 6992140, Golotimod. PubChem.
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