Peptides et hormone de croissance

Melanotan I

Melanotan I est le nom de recherche d’origine de l’afamélanotide, une copie synthétique de l’hormone qui fonce la peau, l’hormone stimulant les mélanocytes alpha (α-MSH). Il a été décrit pour la première fois en 1980 et testé pour la première fois chez l’humain à l’Université de l’Arizona comme agent de « bronzage sans soleil ». Il est aujourd’hui commercialisé sous le nom de Scenesse, un petit implant placé sous la peau tous les deux mois.

Scenesse est autorisé dans l’UE (2014) et aux États-Unis (2019) pour un seul usage : les adultes atteints de protoporphyrie érythropoïétique (PPE), une maladie héréditaire rare dans laquelle l’exposition à la lumière provoque de fortes douleurs cutanées. Il n’est pas autorisé pour le bronzage cosmétique. Les flacons vendus en ligne et dans les salons comme injections bronzantes « Melanotan I » sont des produits non réglementés, sans contrôle de qualité, et les autorités réglementaires comme les dermatologues mettent en garde contre eux depuis au moins 2010.

Cette page résume ce que décrivent les notices de la FDA (agence américaine du médicament) et de l’EMA (Agence européenne des médicaments), les essais cliniques et les cas publiés. Elle a une visée uniquement éducative et ne constitue pas un avis médical.

Propriété Détail
Classe médicamenteuse Analogue synthétique de l’α-MSH ; agoniste du récepteur 1 de la mélanocortine (MC1R)
Autres noms Afamélanotide (DCI), MT-I, NDP-α-MSH
Marque / autorisation Scenesse (Clinuvel) ; UE 22 décembre 2014 ; FDA 8 octobre 2019 (NDA 210797)
Usage autorisé Adultes atteints de protoporphyrie érythropoïétique (PPE)
Forme et dose autorisées Un implant biorésorbable de 16 mg sous la peau tous les 2 mois, posé par un clinicien formé
Demi-vie ≈30 min pour le peptide lui-même (EMA) ; apparente ≈15 h lorsqu’il est libéré par l’implant (FDA)
Effet principal Augmente l’eumélanine (pigment brun-noir) de la peau sans exposition aux UV
Produits en « injection bronzante » Autorisés nulle part ; contenu, pureté et stérilité non réglementés
Statut AMA Non cité dans la Liste des interdictions 2026 de l’AMA

Qu’est-ce que c’est

L’afamélanotide est un peptide de 13 acides aminés (un tridécapeptide) construit sur la séquence de l’α-MSH naturelle. Deux positions sont modifiées : la méthionine en position 4 est remplacée par la norleucine, et la L-phénylalanine en position 7 est remplacée par sa forme D, son image en miroir (Sawyer et al., PNAS 1980). Sa formule est C₇₈H₁₁₁N₂₁O₁₉ et sa masse moléculaire est de 1 646,85 g/mol sous forme de base libre (notice de la FDA).

Ces modifications rendent le peptide résistant à la dégradation par les enzymes du sérum. Dans les travaux de laboratoire de 1980 (peau de grenouille et cellules de mélanome de souris), il était environ 26 fois plus puissant que l’α-MSH naturelle dans un test et avait un effet beaucoup plus durable (Sawyer et al., PNAS 1980).

Comment il agit

L’afamélanotide se lie principalement au MC1R, le récepteur des cellules pigmentaires (mélanocytes) que l’α-MSH naturelle utilise pour déclencher la production de mélanine. Cela augmente l’eumélanine, le pigment brun-noir, dans la peau, et ce sans soleil ni lumière UV (notice de la FDA). Les informations produit de l’EMA décrivent l’eumélanine comme protectrice de plusieurs façons (RCP de l’EMA) :

  • elle absorbe un large spectre de lumière UV et visible, jouant le rôle de filtre ;
  • elle piège les radicaux libres (activité antioxydante) ;
  • elle inactive l’anion superoxyde, ce qui réduit le stress oxydatif.

Le brunissement s’estompe progressivement si aucun nouvel implant n’est posé.

Dans la PPE, une molécule photosensible appelée protoporphyrine IX s’accumule dans l’organisme. La lumière qui l’atteint dans la peau provoque des réactions phototoxiques douloureuses. Le surplus d’eumélanine réduit la quantité de lumière qui l’atteint (EPAR de l’EMA).

Peptides mélanocortines apparentés

Le Melanotan I est souvent confondu avec deux composés apparentés qui ont leur propre page :

Pharmacocinétique

Le peptide lui-même est éliminé rapidement. L’implant sert à étaler sur plusieurs jours la présence d’un peptide à courte durée de vie.

Mesure Résultat Source
Demi-vie du peptide ≈30 minutes RCP de l’EMA
Demi-vie après injection d’une solution sous la peau 0,8–1,7 h (phase d’élimination), chez 3 hommes Ugwu et al., 1997
Biodisponibilité Complète sous la peau par rapport à l’IV ; aucun taux sanguin mesurable par voie orale Ugwu et al., 1997
Libération depuis l’implant de 16 mg Majeure partie libérée dans les 48 premières heures, plus de 90 % au 5e jour RCP de l’EMA
Taux maximal après un implant (12 adultes en bonne santé) Tmax médian 36 h ; Cmax moyenne 3,7 ± 1,3 ng/mL Notice de la FDA
Demi-vie apparente à partir de l’implant ≈15 h Notice de la FDA
Délai jusqu’à des taux indétectables Dernier taux mesurable à 96 h chez 9 sujets sur 12 (FDA) ; sous le seuil de quantification au 10e jour dans la plupart des études (EMA) Notice de la FDA ; RCP de l’EMA
Résorption de l’implant Le bâtonnet est résorbé en 50–60 jours RCP de l’EMA

L’effet sur la peau dure bien plus longtemps que la présence du médicament dans le sang. Dans les premières études de l’Arizona, le bronzage atteignait son maximum environ 1 semaine après une série de 10 doses et était encore présent 3 semaines plus tard (Ugwu et al., 1997). Le métabolisme n’a pas été entièrement caractérisé ; le peptide devrait être dégradé en fragments plus petits et en acides aminés (RCP de l’EMA).

Usage médical autorisé

L’implant Scenesse

Scenesse est un bâtonnet solide d’environ 1,7 cm de long et 1,45 mm de large. Il contient 16 mg d’afamélanotide incorporés dans un polymère biorésorbable, le poly(DL-lactide-co-glycolide) (notice de la FDA). Ce n’est pas un produit auto-injecté.

Caractéristique États-Unis (FDA) UE (EMA)
Indication Augmenter l’exposition à la lumière sans douleur chez les adultes ayant des antécédents de réactions phototoxiques dues à la PPE Prévention de la phototoxicité chez les adultes atteints de PPE
Dose Un implant de 16 mg tous les 2 mois Un implant tous les 2 mois avant et pendant les périodes d’exposition accrue au soleil prévues
Qui le pose Un professionnel de santé ayant suivi la formation du fabricant Des médecins spécialistes de centres reconnus de la porphyrie ; un médecin formé et accrédité par le fabricant
Autorisation 8 octobre 2019 ; médicament orphelin, examen prioritaire, nouvelle entité moléculaire 22 décembre 2014, dans des « circonstances exceptionnelles »
Enfants Non établi Non établi

Sources : notice de la FDA ; Drugs@FDA ; RCP de l’EMA ; EPAR de l’EMA.

Les « circonstances exceptionnelles » signifient que l’EMA a admis que des données complètes ne pouvaient pas être recueillies en raison de l’extrême rareté de la maladie. En contrepartie, l’entreprise doit fournir des données à plus long terme issues d’un registre européen de patients, et l’EMA réexamine chaque année les nouvelles informations (EPAR de l’EMA). Les deux notices précisent que les patients doivent continuer à utiliser leur protection habituelle contre le soleil et la lumière pendant le traitement.

Ce que montre la recherche

Protoporphyrie érythropoïétique : les essais pivots

Deux essais multicentriques, randomisés, en double aveugle et contrôlés contre placebo ont appuyé l’autorisation. Les patients recevaient un implant de 16 mg ou un implant placebo tous les 60 jours et tenaient un journal quotidien de leur exposition au soleil et de leur douleur (Langendonk et al., NEJM 2015) :

Essai Patients Implants / suivi Critère principal Afamélanotide Placebo
États-Unis (CUV039) 94 randomisés 3 implants / 180 jours Nombre médian d’heures en plein soleil les jours sans douleur 69,4 h 40,8 h (p = 0,04)
UE (CUV029) 74 randomisés 5 implants / 270 jours Nombre médian d’heures en plein soleil les jours sans douleur 6,0 h 0,8 h (p = 0,005)

Dans l’essai européen, le nombre total de réactions phototoxiques était aussi plus faible sous afamélanotide : 77 contre 146 (p = 0,04). La qualité de vie s’est améliorée dans les deux essais (Langendonk et al., NEJM 2015).

L’analyse propre de la FDA sur les mêmes essais donne des médianes légèrement différentes : 64,1 contre 40,5 heures sur 180 jours dans CUV039, et 6,0 contre 0,75 heure sur 270 jours dans CUV029 (notice de la FDA). Dans CUV039, la moyenne était de 115,6 contre 60,6 heures (RCP de l’EMA).

Les gains absolus sont modestes. L’EMA a noté que « the additional time spent in sunlight was small » (le temps supplémentaire passé au soleil était faible), mais a autorisé le médicament en raison des gains de qualité de vie, de l’absence de tout autre traitement et d’effets secondaires légers en utilisation à court terme (EPAR de l’EMA).

Protoporphyrie érythropoïétique : données à long terme et en vie réelle

Des études observationnelles, dont plusieurs financées en partie par le fabricant, ont suivi des patients sous traitement courant :

Étude Patients Suivi Principaux résultats
Centres de Rome et Zurich (Biolcati et al., BJD 2015) 115 (1 023 implants) Jusqu’à 8 ans Le score de qualité de vie spécifique à la PPE est passé de 31 % à 74 % du maximum et s’y est maintenu ; événements indésirables mineurs, surtout des nausées
Rotterdam, cohorte demandée par l’EMA (Wensink et al., JAMA Dermatol 2020) 117 Médiane de 2,0 ans +6,1 h/semaine en extérieur (IC à 95 % 3,62–8,67) ; qualité de vie +14,0 % (IC à 95 % 4,53–23,50) ; réactions moins douloureuses mais pas moins nombreuses ; 98 % sont restés sous traitement
Étude allemande de sécurité post-autorisation (Homey et al., 2025) 200 En cours Sécurité conforme aux essais ; 91,0 % des patients ayant commencé ont poursuivi le traitement

Ces études n’étaient pas randomisées ; elles ne peuvent donc pas distinguer l’effet du médicament des attentes ou du comportement des patients.

Vitiligo (usage non autorisé)

Dans un essai randomisé, 55 adultes atteints de vitiligo non segmentaire et de phototypes III–VI ont reçu une photothérapie UV-B à spectre étroit seule ou associée à un implant de 16 mg d’afamélanotide chaque mois pendant 4 mois (Lim et al., JAMA Dermatol 2015) :

Bras n Repigmentation au jour 168 (IC à 95 %)
UV-B + afamélanotide 28 48,6 % (39,5–57,8)
UV-B seuls 27 33,3 % (24,2–42,3)

Avec l’association, la repigmentation a aussi commencé plus tôt sur le visage et les bras. Le bénéfice était plus net pour les phototypes IV–VI que pour le phototype III.

Autres troubles de photosensibilité

De petites études pilotes ont testé l’implant dans d’autres affections. Chez 5 patients atteints d’urticaire solaire (urticaire déclenchée par la lumière), un implant a augmenté la mélanine cutanée à partir du 7e jour, avec un maximum au 15e jour, et a réduit la réaction urticarienne aux tests de lumière au 60e jour (Haylett et al., BJD 2011). Ce ne sont pas des usages autorisés.

Bronzage chez des volontaires en bonne santé

Les études d’origine de l’Arizona utilisaient des injections quotidiennes de peptide dissous, et non l’implant :

  • Premier essai sur le bronzage. Dans un essai randomisé en double aveugle, 28 hommes blancs en bonne santé ont reçu 10 injections de Melanotan I ou de sérum physiologique sur 12 jours. La peau a foncé aussi bien chez ceux qui bronzent mal (phototypes I–II) que chez ceux qui bronzent bien (phototypes III–IV), avec des changements maximaux 1–3 semaines après la dernière dose. Le placebo n’a provoqué aucun brunissement (Levine et al., JAMA 1991).
  • De l’eumélanine, pas seulement de la couleur. Chez 7 volontaires, une série de 10 doses a augmenté la teneur en eumélanine des biopsies cutanées (Dorr et al., Photochem Photobiol 2000).
  • Associé au soleil. Dans trois petites études de phase 1 en ouvert, le Melanotan I associé au soleil a produit davantage de bronzage que le soleil seul, et ce bronzage a duré au moins 3 semaines de plus. Le groupe exposé au soleil seul a eu besoin de 50 % de temps d’exposition en plus pour obtenir un bronzage équivalent (Dorr et al., Arch Dermatol 2004).

Ces études étaient très petites et courtes. Elles mesuraient la couleur de la peau, et non la protection contre le cancer de la peau, et elles n’ont abouti à l’autorisation d’aucun produit de bronzage cosmétique.

Effets secondaires et risques de l’implant autorisé

Effets indésirables fréquents

La notice de la FDA regroupe trois essais sur la PPE contrôlés contre excipient (125 patients sous Scenesse, 119 sous excipient) jusqu’au 6e mois (notice de la FDA) :

Effet indésirable Scenesse Excipient
Réaction au site d’implantation 21 % 10 %
Nausées 19 % 14 %
Douleur oropharyngée (gorge) 7 % 5 %
Toux 6 % 3 %
Fatigue 6 % 3 %
Hyperpigmentation cutanée 4 % 0 %
Sensations vertigineuses 4 % 3 %
Nævus mélanocytaire (grain de beauté) 4 % 2 %
Somnolence 2 % 1 %

Dans un ensemble de données européen regroupé plus large de 425 patients, des céphalées ont été rapportées chez environ 20 % (RCP de l’EMA). La notice européenne avertit aussi que la somnolence, la fatigue, les sensations vertigineuses et les nausées peuvent altérer la capacité à conduire, surtout dans les 72 heures suivant la pose d’un implant.

Hypersensibilité

Des réactions allergiques graves, y compris l’anaphylaxie, ont été signalées depuis l’autorisation. Les patients sont surveillés pendant 30 minutes après chaque implant. En cas de réaction grave, l’implant peut être retiré et le traitement définitivement arrêté (notice de la FDA).

Grains de beauté et surveillance du cancer de la peau

Comme il stimule les cellules pigmentaires, l’afamélanotide peut foncer l’ensemble de la peau ainsi que les grains de beauté et taches de rousseur existants. Les deux notices recommandent un examen de la peau du corps entier deux fois par an (notice de la FDA). La notice européenne explique que ces examens visent à détecter précocement un mélanome et à repérer les cancers de la peau liés aux UV chez les patients qui passent désormais plus de temps au soleil. Elle recommande une prudence particulière chez les personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de mélanome, ou des antécédents d’autres cancers de la peau (RCP de l’EMA).

Qui ne doit pas l’utiliser

Les notices diffèrent par leur degré de sévérité :

  • États-Unis : contre-indiqué uniquement après une réaction allergique grave à l’afamélanotide ou au matériau de l’implant.
  • UE : également contre-indiqué en cas de maladie hépatique sévère, d’insuffisance hépatique et d’insuffisance rénale. Il ne doit pas être utilisé pendant la grossesse ou l’allaitement, et les femmes susceptibles de devenir enceintes doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et pendant 3 mois après. Il ne doit pas être utilisé chez les personnes de plus de 70 ans.
  • Sécurité à long terme : la notice européenne indique que la sécurité n’a pas été étudiée dans des essais cliniques de plus de 2 ans.

Interactions

Aucune étude formelle d’interactions médicamenteuses n’a été réalisée. La notice européenne avertit que les personnes prenant des anticoagulants comme la warfarine, de l’aspirine ou des AINS peuvent présenter davantage d’ecchymoses ou de saignements au site d’implantation (RCP de l’EMA).

Injections bronzantes « Melanotan I » non réglementées

En dehors du programme Scenesse, des produits étiquetés « melanotan I » ou « melanotan II » sont obtenus sur Internet, dans des salons de bronzage et des salles de sport, puis auto-injectés sous la peau pour bronzer (Langan et al., BJD 2010). Ces produits ne sont pas du Scenesse.

Une revue de dermatologie de 2017 a décrit l’afamélanotide comme le seul analogue de l’α-MSH autorisé à usage médical. Elle concluait que, si l’afamélanotide a été testé de manière approfondie, les melanotans illégaux sont probablement risqués, avec des questions ouvertes sur leur préparation, leur administration et leur dosage (Habbema et al., Int J Dermatol 2017).

Dommages documentés

La plupart des cas publiés décrivent des produits vendus comme melanotan II ou comme « melanotan » sans précision. Les étiquettes des produits illicites ne pouvant être vérifiées, on ignore souvent quel peptide la personne s’est réellement injecté.

Dommage Ce qui a été documenté
Grains de beauté nouveaux ou qui changent Cas de nouveaux grains de beauté atypiques ou « éruptifs » et de modifications de grains de beauté existants après des injections de melanotan, dont l’apparition de multiples nouveaux grains de beauté atypiques en une semaine après deux injections de melanotan (Reid et al., Ir Med J 2013 ; Burian and Burian, Lakartidningen 2013 ; Habbema et al., 2017)
Mélanome En 2017, quatre cas publiés décrivaient un mélanome apparu sur des grains de beauté existants pendant ou peu après l’utilisation de melanotan. Un lien de causalité n’a pas été prouvé (Habbema et al., 2017). L’un des cas concernait une femme de 20 ans qui avait utilisé du melanotan II avec des cabines de bronzage (Hjuler and Lorentzen, Dermatology 2014)
Dose erronée et impuretés Des flacons provenant de trois boutiques en ligne, vendus chacun comme contenant 10 mg de melanotan II, en contenaient 4,32–8,84 mg, et les flacons de deux boutiques contenaient 4,1–5,9 % d’impuretés non identifiées (Breindahl et al., Drug Test Anal 2015)
Infection liée à l’injection L’autorité britannique du médicament (MHRA) a mis en garde contre la transmission de virus par voie sanguine lors du partage d’aiguilles et contre une possible impureté des produits (Langan et al., BJD 2010)
Toxicité systémique Un homme qui s’était injecté un produit acheté sur Internet, confirmé comme étant du melanotan II, a présenté une tachycardie, une destruction musculaire (rhabdomyolyse) et une atteinte rénale nécessitant des soins intensifs (Nelson et al., Clin Toxicol 2012)
Évaluation des grains de beauté plus difficile Les dermatologues notent que ces substances peuvent compliquer l’évaluation des lésions pigmentées, qui peuvent foncer rapidement (Langan et al., 2010)

Plusieurs agences sanitaires nationales ont émis des mises en garde de sécurité concernant les melanotan I et II (Habbema et al., 2017).

À propos du « bronzage sans danger ». Les vendeurs en ligne présentent souvent le melanotan comme un moyen de bronzer sans les dommages du soleil. Il a seulement été montré que l’implant autorisé augmente l’exposition à la lumière sans douleur dans la PPE. Aucune étude n’a montré que les produits de melanotan injectés préviennent le cancer de la peau, et des cas publiés les associent à des modifications de grains de beauté et à des mélanomes, dans certains cas en association avec l’utilisation de cabines de bronzage.

Points clés

  • Le Melanotan I est l’afamélanotide. C’est une copie stabilisée de l’α-MSH qui fonce la peau en augmentant l’eumélanine, indépendamment du soleil.
  • Un seul produit autorisé, un seul usage autorisé. Scenesse est un implant de 16 mg posé tous les 2 mois par un clinicien formé chez les adultes atteints de protoporphyrie érythropoïétique. Il n’est pas autorisé pour le bronzage.
  • Un bénéfice modeste mais réel dans la PPE. Dans l’essai américain, le temps médian sans douleur en plein soleil sur 6 mois était de 69,4 heures contre 40,8 heures sous placebo, avec une meilleure qualité de vie.
  • Des effets secondaires surtout légers, avec des examens cutanés obligatoires. Les réactions au site d’implantation, les nausées et les céphalées sont les plus fréquentes. Des réactions allergiques graves peuvent survenir, et un examen de la peau du corps entier deux fois par an est recommandé.
  • Les injections bronzantes sont une autre affaire. Des flacons de « melanotan » non réglementés ont présenté des doses erronées et des impuretés, et des cas publiés les associent à des grains de beauté nouveaux ou qui changent, à des mélanomes et à une toxicité systémique grave.

Sources

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  2. Food and Drug Administration. Drugs@FDA: NDA 210797, Scenesse (afamelanotide) implant, autorisé le 8 octobre 2019. FDA.
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