La crinière de lion est le nom courant d’Hericium erinaceus (appelé hydne hérisson en français), un champignon comestible présent en Amérique du Nord, en Europe et en Asie et connu au Japon sous le nom de yamabushitake. Il est consommé comme aliment et vendu sous forme de poudres, de gélules et d’extraits, principalement commercialisés pour la mémoire, la concentration et l’humeur. L’intérêt porte sur deux groupes de composés, les héricénones et les érinacines, qui ont augmenté la production de facteur de croissance nerveuse (NGF, une protéine qui aide les cellules nerveuses à survivre et à se développer) dans des études cellulaires et animales.
Le fait le plus important est que les données chez l’être humain sont minces. Il existe une poignée de petits essais randomisés, le plus grand portant sur 77 personnes, et la plupart ont testé des produits différents à des doses différentes. Plusieurs ont été menés ou financés par des entreprises qui fabriquent des produits à base de crinière de lion. Les résultats sont contrastés : quelques petits effets sur la cognition ou l’humeur, plusieurs résultats nuls, et aucun essai assez grand pour trancher la question de son efficacité.
Cette page résume ce que rapportent les essais cliniques, les cas cliniques et les autorités de réglementation. Elle a une visée uniquement éducative et ne constitue pas un avis médical.
| Propriété | Détail |
|---|---|
| Type | Champignon comestible et médicinal (Hericium erinaceus) |
| Autres noms | Yamabushitake, hydne hérisson ; « White Pom Pom » dans un cas clinique d’origine professionnelle |
| Parties utilisées | Fructification (le champignon visible) et mycélium (le réseau fongique semblable à des racines, souvent cultivé) |
| Principaux groupes de composés | Héricénones (fructification), érinacines (mycélium cultivé), polysaccharides |
| Doses dans les essais | ≈1–3,2 g/jour de poudre ou de gélules ; 1,05 g/jour de mycélium enrichi en érinacine A ; 10 g/jour dans l’alimentation |
| Demi-vie | Non établie chez l’être humain. L’érinacine A, l’un des constituants, avait une demi-vie orale de ≈8,2 h chez le rat |
| Données chez l’humain | Petits essais randomisés (18–77 participants), de 1 dose à 49 semaines |
| Statut aux États-Unis | Vendu comme aliment et comme complément alimentaire ; la FDA n’autorise pas les compléments avant leur commercialisation |
| Statut AMA | Non mentionné dans la Liste des interdictions 2026 |
Qu’est-ce que c’est
Hericium erinaceus est utilisé comme champignon médicinal en médecine traditionnelle chinoise (Saitsu et al., Biomed Res 2019). Les compléments sont fabriqués à partir de deux matières premières assez différentes : la fructification elle-même, ou du mycélium cultivé. Les deux ne sont pas chimiquement équivalents.
| Groupe de composés | Où on le trouve | Ce que rapportent les études de laboratoire |
|---|---|---|
| Héricénones | Isolées de la fructification | Stimuleraient la synthèse de NGF dans des astrocytes en culture (cellules de soutien du cerveau) |
| Érinacines | Isolées du mycélium cultivé ; diterpénoïdes | Stimuleraient la synthèse de NGF dans des astrocytes en culture |
| Polysaccharides (glucanes) | Fructification et mycélium | Étudiés surtout pour leurs effets immunitaires et intestinaux |
L’origine des héricénones et des érinacines indiquée ci-dessus suit la synthèse de Nagano et al., Biomed Res 2010. Une équipe d’essai a noté que la fructification ne contient pas d’érinacines en quantité mesurable (La Monica et al., Nutrients 2023). Une poudre de fructification et un produit de mycélium enrichi en érinacines sont donc des produits différents, même lorsque tous deux sont vendus comme « crinière de lion ».
L’histoire du NGF, et ses limites
Le mécanisme le plus connu provient de travaux sur cellules et chez la souris (Mori et al., Biol Pharm Bull 2008) :
- Dans des cellules d’astrocytome humain (une lignée de cellules de tumeur cérébrale), un extrait éthanolique de crinière de lion a augmenté l’expression du gène du NGF et la sécrétion de la protéine NGF. Les extraits de trois autres champignons comestibles ne l’ont pas fait.
- Le milieu de ces cellules a favorisé la pousse de fibres nerveuses dans une lignée de cellules nerveuses de rat.
- Les héricénones C, D et E purifiées n’ont pas augmenté l’expression du gène du NGF dans le même système ; les auteurs en ont conclu que les composés actifs étaient autres que les héricénones.
- Chez des souris nourries pendant 7 jours avec un régime contenant 5 % de poudre de crinière de lion, l’expression du gène du NGF a augmenté dans l’hippocampe (une région cérébrale impliquée dans la mémoire).
Ce sont des résultats de laboratoire et chez l’animal. Aucune étude n’a montré que la prise de crinière de lion augmente le NGF dans le cerveau humain.
La crinière de lion fait partie des différents champignons « fonctionnels » de cette bibliothèque, avec le chaga, le cordyceps et le reishi. Ce sont des espèces différentes, avec une chimie et des données différentes.
Comment il se comporte dans l’organisme
Il n’existe aucune étude pharmacocinétique de la crinière de lion chez l’être humain. Comme il s’agit d’un mélange de nombreux composés, elle n’a pas de demi-vie unique. Les données disponibles portent sur deux érinacines purifiées administrées à des animaux, dans des études menées par des chercheurs liés à une entreprise qui vend du mycélium enrichi en érinacine A.
| Mesure | Érinacine A, rats (Tsai et al., 2021) | Érinacine S, rats (Hu et al., 2019) | Érinacine A, un porc, IV (Chen et al., 2024) |
|---|---|---|---|
| Biodisponibilité orale | 24,39 % | 15,13 % | Non testée |
| Délai jusqu’au pic plasmatique (voie orale) | ≈360 min (6 h) | ≈270 min (4,5 h) | Sans objet |
| Demi-vie | ≈491 min (≈8,2 h) après administration orale | ≈440 min (≈7,3 h) après administration orale | 20,85 min (terminale, IV) |
| Cerveau | Détectée 1 h après administration orale, pic à 8 h | Distribuée au cerveau et à d’autres organes | Retrouvée dans le liquide céphalorachidien dès 15 min |
| Élimination principale | Fèces | 0,1 % de la dose excrétée sous forme inchangée en 24 h | Érinacine B identifiée comme métabolite |
Les doses chez le rat étaient élevées : environ 2,4 g/kg d’extrait de mycélium par voie orale, soit l’équivalent de 50 mg/kg de chaque érinacine. Ces chiffres montrent que les érinacines peuvent atteindre le cerveau chez l’animal. Ils ne disent pas quels taux sanguins ou cérébraux une personne atteint avec une gélule ordinaire.
Statut réglementaire
Aux États-Unis, la crinière de lion est vendue comme aliment et comme complément alimentaire. En vertu du Dietary Supplement Health and Education Act (DSHEA), la FDA (agence américaine du médicament) n’a pas le pouvoir d’autoriser les compléments alimentaires avant leur commercialisation (FDA). La partie du champignon utilisée, la dose et la teneur en composés marqueurs ne sont donc pas standardisées d’un produit à l’autre.
La crinière de lion n’est mentionnée nulle part dans la Liste des interdictions 2026 de l’AMA (Agence mondiale antidopage).
Ce que montre la recherche
Trouble cognitif léger et maladie d’Alzheimer
Deux essais contrôlés contre placebo ont testé la crinière de lion chez des personnes atteintes de troubles cognitifs :
| Essai | Population | Produit et dose quotidienne | Durée | Résultat principal |
|---|---|---|---|---|
| Mori et al., Phytother Res 2009 | 30 adultes japonais de 50–80 ans atteints de trouble cognitif léger | Comprimés contenant 96 % de poudre de fructification ; 3 g/jour | 16 semaines, puis 4 semaines sans traitement | Scores cognitifs supérieurs au placebo aux semaines 8, 12 et 16 ; baisse significative 4 semaines après l’arrêt |
| Li et al., Front Aging Neurosci 2020 | 49 adultes atteints de maladie d’Alzheimer légère randomisés ; 41 l’ont terminé | Mycélium enrichi en érinacine A (5 mg/g d’érinacine A) ; trois gélules de 350 mg | 49 semaines | Pas de différence significative entre les groupes sur les deux principaux tests cognitifs ; meilleur score d’activités quotidiennes et meilleure sensibilité aux contrastes |
Dans l’essai de Mori, l’échelle cognitive était fondée sur l’échelle de démence révisée de Hasegawa, et les analyses biologiques n’ont montré aucun effet indésirable. Le bénéfice s’est estompé après l’arrêt de la prise. Le premier auteur travaillait au laboratoire d’une entreprise de champignons.
L’essai de Li a rapporté des résultats au sein de chaque groupe plutôt qu’un effet net entre les groupes :
- MMSE (Mini-Mental State Examination, un test de dépistage sur 30 points) : passé de 21,75 à 23,2 dans le groupe crinière de lion (p = 0,035), sans changement significatif sous placebo. Les auteurs ont noté que les différences entre groupes au MMSE et au CASI (un autre test de dépistage cognitif) n’étaient pas significatives.
- Vie quotidienne : le score des activités instrumentales de la vie quotidienne différait à la semaine 49, 6,7 contre 5 (p = 0,012).
- Liens avec l’industrie : 6 des 10 auteurs étaient affiliés à l’entreprise qui fabrique le mycélium testé.
Une revue de 2024 destinée aux personnes atteintes de SLA (sclérose latérale amyotrophique) n’a trouvé aucune étude de la crinière de lion sur des cellules, des animaux ou des patients atteints de SLA (Muhanna et al., 2024). Elle a qualifié le résultat sur le trouble cognitif léger de temporaire et pas encore reproduit.
Adultes âgés en bonne santé
Un essai a randomisé 34 adultes japonais en bonne santé de plus de 50 ans entre quatre compléments de 0,8 g de poudre de fructification par jour (3,2 g/jour) et un placebo pendant 12 semaines ; 31 ont été analysés (Saitsu et al., Biomed Res 2019) :
| Test | Résultat contre placebo à 12 semaines |
|---|---|
| Score total au MMSE | Significativement plus élevé |
| Test de rétention visuelle de Benton (mémoire visuelle) | Aucune différence |
| Apprentissage verbal de paires associées (mémoire à court terme des mots) | Aucune différence |
Les deux groupes avaient tout du long des scores proches du maximum de 30 au MMSE ; l’ampleur d’un éventuel bénéfice concret est donc difficile à évaluer.
Adultes jeunes en bonne santé
Quatre petits essais chez des adultes jeunes et cognitivement sains n’ont pour la plupart trouvé que peu ou rien :
| Essai | n | Produit et dose | Durée | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| Docherty et al., Nutrients 2023 | 41, de 18–45 ans | 1,8 g/jour (3 gélules de 600 mg) | Dose unique et 28 jours | Tâche de Stroop plus rapide 60 min après une dose (p = 0,005) ; seulement une tendance à un stress plus faible à 28 jours (p = 0,051) ; autres mesures nulles ou légèrement négatives |
| Surendran et al., Front Nutr 2025 | 18, de 18–35 ans (cross-over) | Dose unique de 3 g d’un extrait de fructification 10:1 | Dose unique | Aucun effet sur la cognition globale ni sur l’humeur ; meilleur résultat à une tâche (planche à chevilles) à 90 min |
| La Monica et al., Nutrients 2023 | 40, de 18–50 ans (cross-over) | Dose unique de 1 g de fructification | Dose unique | Meilleurs résultats à certaines mesures du temps de réaction et de la mémoire de travail à 1–2 h |
| Grozier et al., Int J Exerc Sci 2022 | 24, en âge universitaire | 10 g/jour incorporés dans des muffins | 4 semaines | Aucun effet sur aucun critère cognitif ou métabolique (simple aveugle) |
Les auteurs de l’essai de Docherty ont qualifié leurs résultats de provisoires vu la petite taille de l’échantillon. Deux des quatre essais avaient des liens avec l’industrie : deux auteurs de l’essai de Surendran travaillaient pour une entreprise de boissons qui utilise la crinière de lion dans ses produits, et l’essai de La Monica a été financé en partie par un fournisseur d’ingrédients.
Humeur, anxiété et sommeil
| Essai | Population | Produit et dose quotidienne | Durée | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| Nagano et al., Biomed Res 2010 | 30 femmes, âge moyen 41 ans ; 26 analysées | Biscuits contenant chacun 0,5 g de poudre de fructification, 4 par jour (2 g/jour) | 4 semaines | Les scores de dépression et de plaintes ont baissé par rapport à l’inclusion dans le groupe crinière de lion ; par rapport au placebo, seuls 2 items de plaintes différaient |
| Vigna et al., eCAM 2019 | 77 adultes en surpoids ou obèses suivant un régime hypocalorique | 1,2 g de mycélium + 0,3 g d’extrait de fructification | 8 semaines | Scores de dépression, d’anxiété et de troubles du sommeil plus bas ; le pro-BDNF sanguin a augmenté, le BDNF n’a pas changé |
L’essai de Vigna n’était pas contrôlé contre placebo. Le groupe témoin (n = 37) suivait le régime seul, et 8 personnes ont abandonné dans le groupe crinière de lion contre aucune dans le groupe témoin. Sans placebo, les effets de l’attente, du régime et des abandons ne peuvent pas être distingués d’un éventuel effet du champignon.
Exercice, muscle et composition corporelle
La crinière de lion est parfois rangée parmi les compléments de récupération. Le seul essai sur l’exercice a montré que 10 g/jour pendant 4 semaines ne modifiaient ni l’utilisation des graisses à l’effort, ni les marqueurs de la condition cardiorespiratoire, ni la cognition en état de fatigue (Grozier et al., 2022). Aucun des essais chez l’être humain décrits sur cette page n’a mesuré la masse musculaire, la force ou la récupération après l’entraînement.
Ce que concluent les revues systématiques
Une revue systématique de 2025 a inclus 5 essais randomisés et 3 essais pilotes (Menon et al., Front Nutr 2025). Le regroupement des résultats au MMSE de seulement deux de ces études a donné une hausse moyenne pondérée de 1,17 point dans les groupes crinière de lion. Ce chiffre repose sur deux petites études ayant utilisé des produits différents dans des populations différentes.
Effets indésirables et risques
Dans les essais cliniques
Les essais étaient courts et petits ; ils ne pouvaient donc détecter que les effets secondaires fréquents :
- Dans l’essai de 49 semaines sur la maladie d’Alzheimer, 4 participants ont abandonné en raison d’une gêne abdominale, de nausées ou d’une éruption cutanée ; aucun autre événement indésirable n’a été rapporté (Li et al., 2020).
- Dans l’essai de 16 semaines sur le trouble cognitif léger, les analyses biologiques n’ont montré aucun effet indésirable (Mori et al., 2009).
- La revue systématique de 2025 a cité les maux de tête, l’inconfort gastrique, la diarrhée et des règles fréquentes (épiménorrhée) parmi les effets secondaires rapportés dans les études (Menon et al., 2025).
Réactions allergiques et immunitaires
Les signalements les plus graves concernent des réactions allergiques ou immunitaires :
- Atteinte pulmonaire. Un Japonais de 63 ans a développé un syndrome de détresse respiratoire aiguë, une défaillance pulmonaire sévère, après avoir pris un extrait de crinière de lion vendu comme aliment minceur (Nakatsugawa et al., Intern Med 2003). Un test de stimulation lymphocytaire (un test sanguin de réaction immunitaire) a fortement réagi à l’extrait. Il a eu besoin d’une ventilation mécanique et s’est rétabli après une corticothérapie à forte dose.
- Anaphylaxie. Une réaction anaphylactique a été rapportée après la consommation de crinière de lion fraîche (Muhanna et al., 2024).
- Peau. Une dermatite allergique de contact d’origine professionnelle a été rapportée chez une personne manipulant le champignon (Maes et al., Contact Dermatitis 1999).
Ce sont des cas isolés, qui ne permettent pas d’établir une fréquence. Ils montrent toutefois que les personnes qui réagissent aux champignons peuvent aussi réagir à la crinière de lion.
Toxicologie animale
Dans une étude de 13 semaines, des rats nourris avec du mycélium enrichi en érinacine A jusqu’à 2 625 mg/kg de poids corporel par jour n’ont présenté aucun décès ni aucun effet toxique aux analyses sanguines ou à l’examen des tissus (Lee et al., Int J Med Mushrooms 2019). Il s’agit de données chez le rat liées à l’industrie, qui n’établissent pas la sécurité à long terme chez l’être humain.
Interactions et personnes devant être prudentes
Nous n’avons trouvé aucune étude publiée d’interaction médicamenteuse de la crinière de lion chez l’être humain. Groupes pour lesquels il n’existe aucune donnée de sécurité :
- les personnes ayant une allergie connue aux champignons, compte tenu des cas cliniques ci-dessus ;
- les femmes enceintes ou allaitantes, qui étaient exclues d’essais comme l’étude de Saitsu ;
- les personnes prenant d’autres compléments ou médicaments, puisque les produits à ingrédients multiples sont courants et que les interactions n’ont pas été étudiées.
Qualité et différences entre produits
Les produits vendus comme crinière de lion varient beaucoup, et les résultats d’essais obtenus avec un produit peuvent ne pas s’appliquer à un autre. Rien que les essais de cette page ont utilisé :
- de la poudre de fructification entière (Mori et al., 2009 ; Saitsu et al., 2019) ;
- un extrait concentré de fructification 10:1 (Surendran et al., 2025) ;
- du mycélium enrichi à 5 mg/g d’érinacine A (Li et al., 2020) ;
- un mélange composé à 80 % de mycélium et à 20 % d’extrait de fructification (Vigna et al., 2019).
Comme la fructification et le mycélium diffèrent par leurs principaux composés, une étiquette qui indique seulement « crinière de lion » ne dit pas à l’acheteur quelle matière contient le produit, ni quelle quantité d’un composé marqueur.
Points clés
- Un champignon comestible décliné en deux types de produits. Les produits à base de fructification et ceux à base de mycélium cultivé diffèrent par leurs composés clés : héricénones dans la fructification, érinacines dans le mycélium.
- Le mécanisme du NGF repose sur des données de laboratoire et animales. Des extraits ont augmenté le NGF en culture cellulaire et chez la souris. Aucune étude n’a montré la même chose dans le cerveau humain.
- Des essais chez l’être humain petits et contrastés. De modestes gains cognitifs sont apparus chez des adultes âgés atteints de troubles légers, mais se sont estompés après l’arrêt ou ne se distinguaient pas clairement du placebo. Les essais chez des adultes jeunes en bonne santé ont été pour la plupart nuls.
- Aucune donnée en faveur du muscle ou de la récupération. Le seul essai sur l’exercice, à 10 g/jour pendant 4 semaines, n’a trouvé aucun effet, et aucun essai n’a mesuré le muscle ou la force.
- Généralement bien toléré, mais une allergie est possible. Les essais ont surtout rapporté des troubles digestifs et des éruptions cutanées. De rares cas cliniques décrivent une atteinte pulmonaire sévère, une anaphylaxie et une dermatite de contact.
- Un complément non standardisé. Il n’est pas autorisé par la FDA, les produits diffèrent par la matière et la dose, et il ne figure pas dans la liste 2026 de l’AMA.
Sources
- Mori K, Inatomi S, Ouchi K, et al. Improving effects of the mushroom Yamabushitake (Hericium erinaceus) on mild cognitive impairment: a double-blind placebo-controlled clinical trial. Phytother Res. 2009;23(3):367–372. PubMed.
- Saitsu Y, Nishide A, Kikushima K, et al. Improvement of cognitive functions by oral intake of Hericium erinaceus. Biomed Res. 2019;40(4):125–131. PubMed.
- Li IC, Chang HH, Lin CH, et al. Prevention of early Alzheimer’s disease by erinacine A-enriched Hericium erinaceus mycelia pilot double-blind placebo-controlled study. Front Aging Neurosci. 2020;12:155. PubMed ; PMC.
- Docherty S, Doughty FL, Smith EF. The acute and chronic effects of lion’s mane mushroom supplementation on cognitive function, stress and mood in young adults: a double-blind, parallel groups, pilot study. Nutrients. 2023;15(22):4842. PubMed.
- Surendran G, Saye J, Binti Mohd Jalil S, et al. Acute effects of a standardised extract of Hericium erinaceus (Lion’s Mane mushroom) on cognition and mood in healthy younger adults: a double-blind randomised placebo-controlled study. Front Nutr. 2025;12:1405796. PubMed.
- La Monica MB, Raub B, Ziegenfuss EJ, et al. Acute effects of naturally occurring guayusa tea and Nordic lion’s mane extracts on cognitive performance. Nutrients. 2023;15(24):5018. PubMed.
- Grozier CD, Alves VA, Killen LG, et al. Four weeks of Hericium erinaceus supplementation does not impact markers of metabolic flexibility or cognition. Int J Exerc Sci. 2022;15(2):1366–1380. PubMed.
- Nagano M, Shimizu K, Kondo R, et al. Reduction of depression and anxiety by 4 weeks Hericium erinaceus intake. Biomed Res. 2010;31(4):231–237. PubMed.
- Vigna L, Morelli F, Agnelli GM, et al. Hericium erinaceus improves mood and sleep disorders in patients affected by overweight or obesity: could circulating pro-BDNF and BDNF be potential biomarkers? Evid Based Complement Alternat Med. 2019;2019:7861297. PubMed.
- Menon A, Jalal A, Arshad Z, et al. Benefits, side effects, and uses of Hericium erinaceus as a supplement: a systematic review. Front Nutr. 2025;12:1641246. PubMed.
- Muhanna M, Lund I, Bromberg M, et al. ALSUntangled #73: Lion’s Mane. Amyotroph Lateral Scler Frontotemporal Degener. 2024;25(3-4):420–423. PubMed.
- Mori K, Obara Y, Hirota M, et al. Nerve growth factor-inducing activity of Hericium erinaceus in 1321N1 human astrocytoma cells. Biol Pharm Bull. 2008;31(9):1727–1732. PubMed.
- Tsai PC, Wu YK, Hu JH, et al. Preclinical bioavailability, tissue distribution, and protein binding studies of erinacine A, a bioactive compound from Hericium erinaceus mycelia using validated LC-MS/MS method. Molecules. 2021;26(15):4510. PubMed.
- Hu JH, Li IC, Lin TW, et al. Absolute bioavailability, tissue distribution, and excretion of erinacine S in Hericium erinaceus mycelia. Molecules. 2019;24(8):1624. PubMed.
- Chen YY, Lin TW, Li IC, et al. A pilot pharmacokinetic and metabolite identification study of erinacine A in a single landrace pig model. Heliyon. 2024;10(18):e37850. PubMed.
- Nakatsugawa M, Takahashi H, Takezawa C, et al. Hericium erinaceum (yamabushitake) extract-induced acute respiratory distress syndrome monitored by serum surfactant proteins. Intern Med. 2003;42(12):1219–1222. PubMed.
- Maes MF, van Baar HM, van Ginkel CJ. Occupational allergic contact dermatitis from the mushroom White Pom Pom (Hericium erinaceum). Contact Dermatitis. 1999;40(5):289–290. PubMed.
- Lee LY, Li IC, Chen WP, et al. Thirteen-week oral toxicity evaluation of erinacine A-enriched lion’s mane medicinal mushroom, Hericium erinaceus (Agaricomycetes), mycelia in Sprague-Dawley rats. Int J Med Mushrooms. 2019;21(4):401–411. PubMed.
- Food and Drug Administration. Questions and answers on dietary supplements. FDA.
- World Anti-Doping Agency. The 2026 Prohibited List. En vigueur depuis le 1er janvier 2026. WADA.